• Emma allongée dans l'herbe 

    Bonjour à tous ! 

    Aujourd'hui, je voudrais vous parler d'un anime que vous connaissez sans doute déjà (et détestez probablement si vous me suivez sur mon compte Twitter) : The Promised Neverland. Avec la seconde saison de Mob Psycho 100, il s'agit d'un des gros animes de cette saison à mon sens. Il s'agit d'un anime du genre shonen de 12 épisodes,  déjà renouvellé pour une deuxième saison qui sortira en 2020. On y suit de jeunes enfants qui vivent paisiblement dans un orphelinat sous la supervision d'une gardienne nommée affectueusement maman, et que les jeunes considèrent avec toute l'affection qu'ils donneraient effectivement à une mère. Parfois, certains enfants on la chance de se faire adopter, et une fois sortis, ils vivent une vie tellement heureuse qu'ils ne pensent même plus à contacter leurs anciens amis... En tous cas, aucun enfant ne reste dans l'orphelinat après ses douze ans, car ils rencontrent tous une famille merveilleuse et vivent en paix dans le monde extérieur qu'ils n'avaient alors jamais vu.

    Où est-ce vraiment le cas ?

    Emma découvre qu'elle est en fait un steak haute qualité 

    Car The Promised Neverland est avant tout un survival. Le cadre que je viens de décrire est bien celui dans lequel ils vivent, bien confortablement.... Dans le mensonge le plus total. Il ne s'agit non pas d'un orphelinat mais bien d'un ferme, ou les enfants humains sont élevés pour les qualités gustatives de leurs cerveaux. Leur mère est effectivement une gardienne, chargée de surveiller qu'aucun des enfants ne s'échappe... C'est ce qu'Emma et Norman, deux des trois enfants les plus vieux, apprennent un soir alors que Conny partait pour se faire adopter... La jeune fille avait oublié son lapin en peluche, et sous l'impulsion de Ray, le troisième du groupe des plus agés, ils décident d'aller le lui amener. Sauf qu'ils n'arrivent pas assez vite : ne pensant rien faire d'irréparable, ils décident de braver l'interdiction de sortir et voient des démons ainsi que leur amie, déjà sans vie. Ils ont la chance de ne pas se faire voir d'eux ni de maman, et décident de rentrer illico presto avant que malheur arrive. Après avoir mis quelques autres enfants de confiance au courant, Ray, Emma et Norman décident d'une chose : il faut s'échapper avant que d'autres membres de leur famille ne soient envoyés droit à la mort.

    Le plot est somme toute celui d'un survival assez classique : c'est dominer ou être tué. Pour tout avouer, je n'étais pas du tout emballé par cette série et ne l'ai regardé que parce que mon copain m'avait dit de le faire et que j'avais alors beaucoup de temps à perdre : ce fut une des meilleures idées que j'ai pu avoir ces dernières semaines. L'anime est vraiment bien fait, et ne souffre à mon sens pas trop de la comparaison avec le manga. Un des principaux reproches qui lui a été fait, c'est qu'il ne prenait pas le temps d'alterner les moments de tension avec les scènes très douces et magnifiquement illustrées que l'on a dans le manga, comme celle où Ray prend Emma et Norman en photo, ou celle ou Ray enlace Norman et Emma de manière protectrice. Il faut se rappeller que l'anime ne fait que 12 épisodes : faute de pouvoir prendre son temps comme dans le manga, il est allé au nécessaire. Ces scènes sont présentes, mais montrées avec beaucoup moins d'émotions que dans la version papier, afin de garder une ambiance sombre et glauque. C'est un parti pris comme un autre : il dépeint un monde dans lequel les enfants ne sont à peine plus que de la chaire à saucisse, et où ils sont en danger de mort constant. Mais c'est aussi ce qui faisait la puissance de ces scènes : dans un monde où tout est sombre, il faut des moments où les personnages et le lecteur puissent souffler. Par contre, l'anime est extrêmement fort à créer de la tension : qu'il s'agisse de la bande son ou de la mise en scène, tout pousse le spectateur à vouloir avoir la suite. Même moi qui avait déjà lu le manga, je voulais avoir la suite ! 

    Ce que j'apprécie particulièrement aussi, c'est la justesse de la construction des personnages : qu'il s'agisse des gentils ou des moins gentils, la série ne laisse rien au hasard. Chacun est doté d'une profondeur certaine, et est écrit de manière nuancée.  Et surtout : aucune mort n'est vaine, ce qui est quand même appréciable dans ce genre de série !

    Enfin bref, je ne vais pas tourner autour du plot plus longtemps : 

    Regardez The Promised Neverland 
    (comme ça vous serez là pour mes articles de grosse nerd.... svp)

    En plus, les openings et les endings sont super sympa : 

      

    (j'ai pas mis le deuxième ending parce qu'il spoil comme une petite saleté)

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  • Bonjour à tous !

    Eklabugs est un projet qui regroupe tous les mois un certain nombres de blogueurs autour d'un thème commun, voté plus tôt dans le mois (vive la démocratie !). Ce mois-ci, le thème ayant séduit le plus de personnes est la lumière, alors j'ai décidé de vous parler de la lumière de ma vie : le fromage, et plus particulièrement le gouda.

    Quel rapport avec la lumière ? Eh bien, sachez que vivre à l'étranger est très difficile lorsque l'on est français. Outre la baguette, ce qui manque le plus est le fromage... Et le fromage français, cela coûte très cher, même aux Pays-Bas. Étais-je donc destinée à mourir de tristesse sous la bruime néerlandaise ? Apparemment, pas cette fois-ci.

    Jsais pas c'qu'ils ont glissé dans mon verre-
    Pour que la nuit devienne la lumière-
    J'ai vu la lumière ! Hallelujah !
    Hallelujah !

    Soudain, une portion de ciel se dégagea et laissa apparaître un rayon de soleil. Comme si j'avais vécu jusqu'à maintenant seulement pour arriver à cet instant... J'ai eu une illumination. C'est le gouda est arrivé comme un petit soleil dans le ciel gris de ma routine néerlandaise.

    Comment douter une seule seconde de ce qui rend les néerlandais si heureux ? De pourquoi ils ne trouvent pas leur météo si désagréable que cela ? C'est parce que notre satellite n'est pas la seule source de soleil dans leur vie - ils ont ce magnifique fromage, rond, orange, qui invite lui aussi au bonheur. Et il est socialement acceptable d'en glisser absolument partout : dans ses pâtes, dans les sandwiches, et même dans un dîner peu goûtu. En plus, les néerlandais on même un ustensile spécial pour couper le gouda vieux ou jeune sans effort ! Je pousse même le sacrilège jusqu'à en manger avec mon thé... Il est devenu mon meilleur ami, mon compagnon, pendant mes longues et grises journées néerlandaises. J'ai peut-être tendance à exagérer mes problèmes, mais je sais que quand j'ai l'impression que le monde est triste et que ma vie n'a aucun sens, je n'ai cas prendre la direction du frigo pour y trouver mon réconfort...

    Vous l'aurez compris : il fait beau dans mon coeur depuis qu'il s'y trouve une place pour le gouda. L'époque dans laquelle nous vivons n'est pas toujours facile : prenons nos sources de lumière dans ce qui nous entoure au quotidien.

    You are my sunshine, my only sunshine,
    You make me happy when skies are grey.
    You'll never know, dear, how much I love you,
    Please don't take my sunshine away...

    Mrs Swadloon

    Featured : Orelsan, La Lumière, dans l'album La Fête est finie (2017)
    Johnny Cash, You are my Sunshine, dans l'album Land of the Free Home of the Brave (1969)

    Ils ont aussi participé à Eklabugs en Mars 2019...
     Chtite Fourmi - [Projet #Eklabugs] La (ou plutôt Les) Lumière
    Eyael_ : Projet Eklabugs : Lumos Maxima !
    Nyeh : EklaBugs #44 - Des Ténèbres à la Lumière 
    Gaellah : Light 
    Ryuu-chan : Les phares, problème de santé publique ?
    Mimicat : Eklabugs #44 - Lumière invisible 
    (edit : pardon du retard pour l'ajout)

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  • A l'occasion du film de Magical Doremi, un peu de nostalgie
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    Bonjour à tous !

    Je voulais partager ma joie quant à une publication qu'il m'a été donné de voir ce matin : un film de magical doremi serait prévu, et il commencerait à être produit en 2020 ! Pour rappel, la saga fêtait ses 20 ans ce février... Sur l'image, on peut voir les personnages principaux de la saga que nous connaissons déjà, mais aussi ce qui ressemble à de nouvelles apprenties ?! Je me demande vraiment ce que le film va nous réserver, et si nous aurons la chance de pouvoir le voir via une alternative légale en France.

    Pourquoi tant d'enthousiasme pour un anime qui a déjà 20 ans et s'adresse a priori à des enfants ? Parce que comme je l'ai déjà dit, je dois une grande partie de mes gouts actuels aux Magical girls, et celui-là en particulier, qui a bercé toute mon enfance. Si j'ai été traumatisé par l'épisode 30 (ainsi que -et particulièrement - celui du test de courage) qui montre des enfants se baladant tranquillement dans un cimetière la nuit pour parler à des enfants, j'ai aussi été très marquée par les musiques de cet anime et particulièrement les endings, que je trouve très doux ! Je préfère d'ailleurs les versions japonaises pour les deux premiers, car la vf avait fait le choix de ne conserver que l'instrumental pour cela, alors que les paroles sont vraiment jolies...

      
    Dans l'ordre : l'ending 1, l'ending 4 et

    Je veux dire... Les feels... Même sans parler la langue, on ressent l'émotion qui s'en dégage ;; D'ailleurs si vous voulez vous voulez vous faire encore plus du mal, j'ai réussi à trouver la fin de l'anime ici (vosten).

    C'est encore plus flagrant quand on voit la pèche qu'avaient les openings omg... Pourquoi nous faire souffrir avec de telles musiques juste avant d'aller en cours ????? Regardez par exemple le générique 3, je me souviens qu'il me mettait en pls absolue... AUCUNE NOSTALGIE POURQUOI FAIRE UNE MUSIQUE SI NOSTALGIQUE ALORS OUIN... Le pire c'était le quatrième... Mais le deuxième en vo était pas mal aussi dans le genre... Laissez moi... I'm soft... Rien que d'entendre les ost me rends si nostalgique... D'ailleurs ma préférée était Mahou de Choi², quand cette musique se lançait, TU SAVAIS QUE QUELQUE CHOSE DE SUPER BADASS ALLAIT ARRIVER. Aujourd'hui encore, je m'éclate dessus sans aucune honte. Non mais.

     

    Omg les openings en français... J'ai fait un voyage dans le temps rien qu'en voyant le bandeau "sous titrage teletexte". L'adaptation des paroles était plutôt bien faite, c'est sans doute très différent de ce qui se dit en japonais car l'esprit n'est pas le même, mais je trouve que cela fonctionne bien !

    (Oui vous vous attendiez à un article construit et vous avez trois paragraphes de moi qui fangirl mdr)

    Bref, je voudrais remercier France 5 d'avoir diffusé ce merveilleux anime, c'était vraiment une très bonne série et je suis contente que contrairement aux américains (qui n'ont diffusé que 26 épisodes), nous ayons eu la chance d'avoir l'intégralité de cet anime diffusé à la télévision ! J'ai vraiment hâte de voir ce que la suite nous réserve. Et honnêtement, si vous aimez les magical girl, ce n'est pas parce que vous n'êtes pas un enfant que vous êtes trop vieux pour Dorémi Magique, croyez moi...

     EDIT :

    Une vidéo de preview pour le film est sortie !!! J'ai si hâte !!! En plus ils ont mis le premier ending en fond, ils jouent sur la carte nostalgie... Je sens que ça va être bien, j'ai vraiment hâte ! Magical Doremi, j'espère que tu vas continuer à me faire pleurer encore longtemps...

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  • Bonjour à tous !

    S'il y a une chose que les Pays-Bas m'ont permis d'expérimenter : c'est la vie en communauté ! Quand on fait ses préparatifs pour son départ en Erasmus, il est souvent recommandé de privilégier une colocation si cela est possible, car cela permet de ne jamais être vraiment seul, même si on ne voit personne (se retrouver isoler est un véritable risque lorsque l'on part à l'étranger). Forte de ces conseils avisés, n'ayant pas du tout envie de passer un an à croupir seule chez moi et désespérée de trouver un logement potable dans un secteur croulant déjà sous les demandes, je me suis empressée de chercher un logement et en ai trouvé un avec un nombre raisonnables de colocataires : quatre. Et après quelques mois, je suis à peu près sûre d'une chose : avoir des colocataires, c'est presque comme avoir des chats. Des chats qui ne ronronnent pas et ne marquent pas leur territoire en urinant sur les affaires (encore que, ça doit arriver si l'on est particulièrement malchanceux), mais presque.

    • Je retrouve des poils partout

    J'allais d'abord écrire pour conclure mon introduction que je ne retrouvais pas de boules de poils, mais c'est totalement faux. Dans la douche, dans l'évier, dans les escaliers : entre les cheveux et les mecs qui se rasent en faisant sans doutes des mouvements similaires à ceux de Light Yagami, y'a de quoi faire. Heureusement, je ne dois pas nettoyer mon manteau, mais on y est presque !

    • Tu dois nettoyer leur caca

    Car a priori, la brosse à chiottes n'est là que pour décorer : avoir des colocs, c'est aussi nettoyer derrière eux plus que tu ne le voudrais (et c'est chiant, sans mauvais jeu de mot)

    • Parfois, ils viennent subitement demander de l'attention

    Les chats, ça aime avoir de l'attention, mais uniquement quand ça en a envie ou quand ça a faim. Eh bien, avec des colocs, c'est à peu près le même mode de sociabilité : des fois ma coloc toque à ma porte ou décide de m'adopter pour quelques heures, puis le lendemain ce sera les chaises musicales pour pas avoir à se croiser pour le repas du midi. Si le repas mets un peu de temps à arriver (on cuisine chacun notre tour), un coloc apparaîtra mystérieusement à ta porte. Et puis, comme les chats, tu sais parfois qu'ils t'aiment bien quand ils acceptent de venir faire leur vie en ta présence dans les pièces communes.  ok

    • Ils ne se rappellent jamais de leurs conneries (ou en tous cas font semblant de ne pas le faire)

    Tu pourras essayer de les tenir responsables pour le panier à linge oublié trois semaines dans une chambre ou le truc nécessaire pas racheté, c'est comme si leur mémoire oubliait subitement tout ce qui a attrait aux responsabilités

    • Ils squattent ta bouffe

    Même avec les colocs les mieux élevés du monde, il y aura toujours un moment où ils squatteront ta bouffe de manière impromptue (parfois par accident). Mais bon, il y aura sûrement un moment où tu squatteras la leur, à la différence des chats (jveux pas vous juger si vous mangez leurs croquettes ou leur pâtée mais si vous n'êtes plus à l'école primaire : est-ce que tout va bien ?)

    • S'ils te regardent un peu trop longtemps, c'est qu'ils te jugent

    Cela marche particulièrement bien dans les colocs Erasmus car aucun d'entre vous n'aura les mêmes habitudes (notamment alimentaires, mais cela marche aussi pour le rythme de vie). Du coup, même au milieu d'autres européens, tu passeras quand même pour quelqu'un de bizarre : c'est inévitable, mais on s'y fait très vite. Par exemple, j'ai pu voir le regard effaré de mes colocs lorsque je me suis servie des olives à l'heure de l'apéro - concept qui leur est tout à fait étranger - ou du Pa amb olí. Mais bon, j'ai aussi vu mes colocs mettre des petits pois dans leur sauce bolognaise ou mélanger la salade que j'avais servie en entrée dans cette même sauce donc bon, on peut dire que ça va dans les deux sens...

    • Ils ont la connerie de manière inexpliquée à 1h du mat

    Honnêtement, vu les horaires de levé et de coucher de mes colocs, je ne pensais pas entendre qui que se soit partir dans d'immenses envolées en jouant en ligne jusqu'à pas d'heure mais apparemment si. Mais bon, heureusement, c'est rare

    • Ils complotent pour se débarrasser de toi 

    Ça, tu le sais depuis que tu as entendu tes colocataires parler de récupérer ta chambre, ton téléphone ou ta fringante nintendo switch si jamais tu venais à trépasser. Heureusement, on sait tous qu'ils ne font pas le poids face à toi ! Si mon chat pouvait parler, je suis presque sûre qu'il dirait la même chose, à la différence près que même mon chat semble plus affectueux que ces bestioles ingrates.

    • Si tu ne les entend plus c'est qu'ils dorment

    Ou que ton plan pour se débarrasser d'eux avant qu'ils ne se débarrassent de toi a fonctionné. À toi la Nintendo Switch !

    • Si tu leur achète quoi que ce soit, la chance qu'ils s'en servent est minime

    Achète un arbre à chats à ton chat, et tu peux être sûr qu'il préférera leur carton à l'objet pour lequel tu t'es ruiné. Eh bien de colocs, c'est un peu pareil : tu peux acheter un ustensile de cuisine visant à faciliter la vie de tout le monde, ou une nouvelle sorte de nourriture, et tu peux être sûr que personne ne s'en servira. Parfois, je me demande comment mon autre coloc ne s'est pas résigné (un homme brave ou têtu, je l'ignore encore).

    • C'est quand même vide quand ils ne sont pas là

    Parfois, tu te surprends à te demander quand est-ce qu'ils rentrent de soirée ou de week-end - ou aussi, tu ne sais pas trop s'ils sont là ou pas. Finalement, peut-être que tu les aime un peu malgré tout..

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