• chat

    Bonjour à tous !

    Comme certains le savent peut-être déjà, j'apprends le coréen en autodidacte à côté des cours. J'ai donc décidé de vous faire partager les ressources que j'ai pu utiliser ou essayer, afin de peut-être aider quelqu'un qui voudrait, comme moi, se lancer dans l'aventure ! Aujourd'hui, nous nous penchons sur les manuels : le but n'est pas de tous les acheter, mais de choisir ceux qui correspondent à votre façon de faire et vous permettront de faire des progrès. Globalement, je n'ai parlé que de livres que j'avais eu l'occasion d'essayer et que je vous recommande : je sais qu'il en existe d'autres, qui sont peut-être plus adaptés à un usage professionnel ou autre. Néanmoins, il me semble que ces derniers sont les plus courants chez qui se destine au bac lv3 coréen ou au topik.

    Demain, je publierai un article sur les applications et sites utiles pour apprendre cette langue, que vous pourrez utiliser pour compléter cet article (ou l'inverse). En attendant, bonne lecture, et n'hésitez pas à me signaler dans les commentaires si quelque-chose vous chiffonne !

     Les manuels

    • Apprenons le Coréen ! chez les Presses universitaires de Bordeaux

    Niveaux disponibles : A1-A2 et A2-B1 (débutant)
    Langues : français
    Workbook : oui
    CD audio : oui
    Prix : 15e pour le manuel, 15e pour le workbook à acheter séparément

    Apprenons le coréen est un manuel qui permet de progresser très vite en apprenant les formes et le vocabulaire de base. J'ai commencé avec celui-là et je m'en suis très bien sortie ! Cependant, il manque d'activités de lecture et autres, et et un peu austère. Ainsi je ne le recommande pas pour des personnes qui commencent seules la langue.

    • J'aime le coréen chez Darakwon

    Niveaux disponibles : A1-A2 et A2-B1 (depuis cette année) (débutant)
    Langues : français
    Workbook : oui
    CD audio : oui
    Prix : 40e (le workbook est fourni)

    Je trouve que J'aime le coréen est une méthode plus complète, plus accessible, qui propose plus de textes et de dialogues qu'apprenons le coréen. Les deux se valent niveau niveau, mais cette dernière est bien plus digeste, bien que le manuel soit beaucoup plus épais. Je vous conseillerai plutôt cette méthode si vous apprenez le coréen seul, et particulièrement si vous n'avez pas déjà appris de langues en autodidacte.

    • Korean grammar in use chez Darakwon (en anglais uniquement)

    Niveaux disponibles : Débutant, Intermédiaire, Avancé
    Langues : anglais, coréen
    Workbook : non
    CD audio : oui
    Prix : 40e

    Bien que je les ai rangés dans la série des manuels, il ne s'agit pas ici de manuels généralistes mais bien de manuels de grammaire, comme le titre vous l'aura sans doute indiqué. Ils n'offrent ainsi ni vocabulaire, ni dialogues ou compréhensions de texte ou orales comme les deux premiers : néanmoins, ils sont de redoutables outils pour réviser et affuter votre grammaire coréenne. Les formes y sont classées par signification : les temps de conjugaisons, les formes comparatives, etc. sont donc rangées ensemble, ce qui permet de voir facilement les différents moyens d'exprimer une idée. Le livre est très agréable, et les niveaux intermédiaire et avancé vont plus loin que les manuels généralistes en termes de formes grammaticales, c'est pourquoi je vous les recommande si vous n'êtes pas totalement débutants (je peux envoyer des pdf à certaines personnes).

    • 2000 Essentials Korean Words chez Darakwon (pas de version française)

    Niveaux disponibles : Débutant, Intermédiaire
    Langues : anglais, coréen, chinois, japonais
    Workbook : non
    CD audio : oui
    Prix : 40e

    Je suis très mauvaise pour apprendre le vocabulaire par liste : ainsi ce livre ne m'a pas été très utile. Mais si vous êtes doués pour cette méthode d'apprentissage, alors ce livre vous permettra d'acquérir un vaste éventail de vocabulaire dans la langue coréenne. Si vous potassez ces manuels comme il se doit, promis, vous aurez nettement moins le nez fourré dans votre dictionnaire que moi ! Les mots sont classés par catégories et listes thématiques, ce qui permet de structurer votre apprentissage, avec des exercices récapitulatifs et des phrases d'exemple en coréen.

    • Useful Chinese Characters for Learners of Korean (pas de version française)

    Niveaux disponibles : non concerné
    Langues : anglais, coréen
    Workbook : non
    CD audio : non
    Prix : 23e

    Lorsque je cherchais un manuel pour apprendre mes hanja, je n'ai pas eu la chance de tomber sur ce manuel, et j'en ai donc acheté un compliqué en coréen, pour les natifs, donc. Mais celui-ci est bien plus abordable, avec des caractères classés par thème. L'apprentissage des hanja (caractères chinois) n'est pas essentiel en soi pour l'occidental qui souhaite apprendre le coréen : néanmoins, cela est capital pour comprendre l'esprit de la langue, qui ne les a abandonné que récemment. En plus, cela permet d'apprendre du vocabulaire, et peut avancer ceux qui envisageraient d'apprendre le chinois et/ou le japonais par la suite.

    • 昔話で学ぶ韓国語初級リーディング

    Niveaux disponibles : débutant, intermédiaire
    Langues : coréen, japonais
    Workbook : non
    CD audio : oui
    Prix : 2400Y et 2600Y hors taxes

    J'ai acheté ces livres car je voulais lire des histoires en coréen et je n'avais rien trouvé à l'époque - ma soeur parle japonais, alors elle m'avait expliqué les formes de grammaire présentes dans le manuel et traduit une partie du vocabulaire présent dans les listes car mes bases de japonais ne suffisaient pas. Le livre présente des histoires adaptées en terme de longueur et de vocabulaire, avec des explications sur les mots et les formes introduites au cours du récit, avec en fin d'unité des questions de compréhension et de grammaire. J'avais beaucoup aimé le format, et je peux dire que j'ai fait quelques progrès avec ce livre qui est assez exigeant. Il n'est hélas pas accessible à qui ne fait pas du tout de japonais, n'hésitez pas à me dire si vous connaissez un équivalent dans une langue plus simple.

    Voilà voilà, j'ai fait le tour des ouvrages papiers ! Bon courage à toute personne désirant se lancer dans l'apprentissage de cette très jolie langue, et n'hésitez pas à partager vos astuces dans les commentaires ^^

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    2 commentaires
  • Est-ce que vous aussi parfois vous vous dites

    "Cette fois-ci, je poste du contenu moins construit, quelque-chose de spontané"

                                     .

                             .

                                   .

                           et puis              

                                     .

                             .

                                   .

                                     .

                             .

                                   .

                                                                  et puis

    vous prenez comme cinq minutes pour réfléchir et vous vous dites

    "oui mais ça ne sera pas assez bien"

    Alors vous ne publiez rien

     

    Alors qu'en fait

     

    (spoiler alert)

    On s'en fou

    On s'en tamponne le coquillard

    Ça nous en touche une sans faire toucher l'autre

    Ça nous indiffère

    Ça nous laisse de glace

    We don't care

    No nos importa

     

    Moi j'aime bien les articles moins poussés

    Les articles où les gens racontent juste leur week-end ou partagent un petit truc

    Et parfois

    J'aimerais bien m'en souvenir avant de cliquer sur le bouton "écrire un nouvel article"

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  • mawaru penguindrum - triple h

    Bonjour à tous !

    Aujourd'hui, je voudrais parler d'une habitude que j'ai totalement volé à Emisiala (avec son consentement) : faire une playlist par mois sur Spotify. J'aimais bien l'idée pour plusieurs raisons : d'abord, j'utilise énormément Spotify - mais comme beaucoup de gens, j'ai des périodes où je n'écoute que quelques morceaux en boucle, avant d'en changer. Faire une playlist réduite dans le temps et donc "jetable" permet de toujours avoir sous la main une liste avec les morceaux que j'aime le plus écouter en ce moment et mes dernières découvertes. Il y a aussi des morceaux que j'écoute beaucoup à un moment, et que je n'écoute plus jamais après : cela permet aussi d'en garder trace. Ma seule inquiétude était que cela réduise le nombre de morceaux que j'écoute, mais comme je vais souvent voir ailleurs, cela ne s'est finalement pas réalisé... 

    Maintenant, je me retrouve donc avec plein de playlists, allant de février 2017 (mon inscription sur Spotify, plus ou moins) à août 2019 - ce qui je fais, je le réalise désormais, bien plus d'un an ! Afin que le tout reste quand même relativement harmonieux, j'ai décidé de ne les illustrer qu'avec des photos de chats, qui retranscrivaient le mood du mois (que ce soit musicalement ou mentalement parlant). Cela fait un tableau relativement satisfaisant - et cela me permet de voir comment mes goûts musicaux ont changé, ou pas. Ce qui a aussi eu un résultat inattendu : j'obtiens ainsi une sorte de "journal" musical ! En effet, si un anime, une série, un festival, un concert comporte un morceau qui me plait, je l'ajoute quasiment toujours à ma playlist du mois. Cela me permet, avec le recul, de voir ce que j'ai fait, regardé... Mais aussi de me souvenir de choses et d'ambiances. Vous savez, comment un morceau est parfois relié  à un souvenir ou à un moment précis - sans que ce dernier soit forcément important ? Et bien, cela permet de retracer un peu ça : je sais quels morceaux j'écoutais en allant à la fac en france, en faisant ma lessive les fenêtres grandes ouvertes à l'arrivée du printemps, en mangeant du fromage à 2h du matin en pensant à la france où en allant à la fac aux pays-bas. Ce sont des choses insignifiantes, mais parfois, cela ajoute un peu de baume au coeur de se rappeler de ce genre de choses. Je suis quelqu'un de très peu attentif et d'anxieux, ce qui n'arrange pas ma très très mauvaise mémoire des choses et des événements. Avoir un support est donc très agréable, et me permet de me souvenir de choses de ma vie dont je ne me serais pas souvenu autrement.

    Un dernier aspect que j'ai trouvé rigolo : cela permet aussi de voir les effets de cycles dans mes différents moods musicaux, et à quels émotions et choses de ma vie ils sont rattachés. Par exemple, je sais que j'ai fait beaucoup de ménage dans ma vie - littéralement et métaphoriquement - entre mars et avril 2018 : il s'agit toujours de playlists que j'écoute quand j'ai besoin de faire du ménage ou des corvées (mdr). Aussi, le fait qu'elles soit réduites leur donne un aspect "concentré", qui me permet de continuer à les écouter même longtemps après. Je n'irais pas jusqu'à dire que j'écoute plus de choses différentes depuis que j'ai adopté ce système, mais je me demande sérieusement si ce n'est pas le cas.

    Voilà voilà, je voulais juste faire un petit retour d'expérience ! Mon copain trouvait cette habitude bizarre, et c'est sans doute le cas. Mais je suis contente de l'avoir prise ! Si tu me lis, merci Emi !!!

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  • Yayoi Kusama, un point dans l'univers
    Yayoi Kusama pour le Nuvo Magazine (source)

    Bonjour à tous !

    Il y a de ça à peine un peu plus d'une semaine, j'annonçais dans mon article sur la photographe Izumi Miyazaki le début d'une série d'articles dédiée à mes artistes féminines préférées. Comme il serait dommage de s'arrêter dans une si bonne lancée, je vous propose de remettre le couvert en vous parlant d'une artiste bien moins confidentielle : Yayoi Kusama. Avec plus de 70 ans de carrière, une renommée internationale et des œuvres qui touchent à tous les médiums, il s'agit ici d'un gros morceau. L'article risque donc d'être assez long, mais je vais essayer de rester concise, dans la mesure du possible. Je ne suis pas une spécialiste de cette artiste, juste une étudiante qui s'est intéressée à son travail lors d'un dossier de fin d'année - j'avais d'abord essayé d'en parler via un thread Twitter, mais je ne trouve pas le format idéal pour ce genre de choses. Avant de commencer, je tiens aussi à préciser à toutes fins utiles, que certains des sujets abordés peuvent déranger certaines personnes : je préviendrai alors au début du paragraphe concerné, afin que les lecteurs concernés puissent prendre leurs dispositions. Sachez avant de commencer qu'il sera tout de même question de médicaments, de maladie mentale, de sexe non consenti et de personnes nues. Tout est bon ? On est partis alors !

    (attention, article très long)

    Dans les milieux artistiques, on ne présente plus Yayoi Kusama, qui est une des grandes figures de l'art contemporain. Née en 1929 dans la préfecture de Nagano au au Japon, l'essentiel de sa carrière se situe aux États-Unis puis au Japon. Ses œuvres sont cependant très largement exposées ailleurs - récemment, il était possible d'en voir en France ou à La Haye, aux Pays-Bas. Le musée qui lui est dédié, qui a ouvert en 2017, se situe par contre au Japon. Sur internet, elle est plus connue pour ses infinity rooms ou mirror rooms, des pièces entièrement recouvertes de miroir, dont le résultat est assez impressionnant. Ces œuvres, qui sont très jolies esthétiquement et très impressionnantes à voir en vrai, sont un des aboutissements de la démarche de Yayoi Kusama. Une grande partie de son œuvre se dédie à la représentation de plusieurs thèmes : le rapport à soi et aux autres, sa position dans l'univers, l'infini, les questions du genre et de la sexualité, mais aussi l'obsession.

    Commençons justement par l'obsession : il s'agit à mon sens du meilleur moyen d'appréhender la démarche de l'artiste. Il faut ici la comprendre dans le sens fort, celui qui relève de la maladie mentale et non simplement du fort intérêt. En effet, la vie de l'artiste est ponctuée de différents épisodes de maladies psychiatriques, d'addictions... Elle poursuit d'ailleurs aujourd'hui sa carrière depuis l’hôpital psychiatrique où elle s'est faite internée de manière volontaire. Et justement, tout commence avec une hallucination : à dix ans, alors qu'elle était assise à la table de sa cuisine, les fleurs qui se trouvent sur la nappe de la cuisine se sont imprimées dans son regard et se retrouvent projetées sur le plafond, sur les poutres, les murs, et même, en elle. Cette expérience produit une très forte impression sur la jeune fille, qui y fera ensuite beaucoup référence dans son œuvre - ce qui lui confère un caractère obsessionnel, notamment via les infinity nets dont il sera question juste après.

    Continuons la petite histoire. En 1957, après des études d'art, elle part en Amérique : la mentalité japonaise et sa famille ne conviennent pas à son épanouissement. Un an après son arrivée, elle expose à la Breta Gallery de New-York ses premiers infinity nets, ou "filets d'infini" : des toiles mesurant parfois deux mètres, sur lesquelles l'artiste à peint à la main une infinité de petits points, parfois jusqu'à l'épuisement voire l'hospitalisation. Elle raconte en effet dans son livre Manhattan Suicide Addict qu'il lui arrivait de prendre d'importantes doses de somnifères lors de la conception de ses oeuvres, ce qui n'est, vous vous en doutez, pas idéal du point de vue santé (ne faites pas ça chez vous les enfants).

    Yayoi Kusama, un point dans l'univers Vous vous demanderez peut-être alors : "pourquoi ?", ce qui est une très bonne chose : il s'agit d'une question qu'on a tendance à ne pas assez souvent se poser. Et lorsque l'on parle d'une personne qui passe des journées entière à recouvrir d'immenses surfaces de points, cela me paraît d'autant plus légitime. Afin d'y répondre, je peux vous proposer plusieurs hypothèses : la première, qui semble aller de soi, est qu'il s'agit d'une tentative de représenter l'infini. L'infini n'étant pas représentable par nature, on ne peut en représenter qu'une partie finie : mais comment saisir de manière finie ce qui ne l'est pas dans sa définition même ? En en prenant une partie - c'est, de toute façon, le mieux qu'il sera possible de faire. Yayoi Kusama attrape donc ici dans ses "filets" une petite partie de l'infini : la taille des toiles et la multitude des points permet de conserver l'illusion. L'avantage des points, c'est que c'est une forme qui ne possède pas d'angles et une infinités de diagonales; leur nombre ne permet non plus pas de dessiner un motif précis. Il peut aussi s'agir de molécules ou de petits micro-organismes, qui sont aussi innombrables et à la base de toute chose sur Terre. Une autre piste est qu'il peut s'agir d'une tentative de peindre sans aucune limite, voire de fusionner avec son art. Rappelez-vous de l'hallucination dont il était question tout à l'heure : les fleurs se trouvaient projetées partout, même à l'intérieur de l'artiste. Lorsqu'elle peint jusqu'à l'épuisement, pendant des heures, Yayoi Kusama essaie de fusionner avec son œuvre, de ne faire plus qu'un avec ce qu'elle projette, de s'y adonner corps et âme jusqu'à en disparaître. C'est le motif de la self-obliteration, la disparation du soi, qui est aussi important dans l'oeuvre de l'artiste. D'ailleurs, un point ou une fleur, est-ce si éloigné ?

    À mon sens, ce qu'il faut retenir pour la suite, c'est que ses œuvres sont un espace de projection : l'esprit peut y projeter l'idée de l'infini, et une partie de l'infini peut s'y refléter. D'ailleurs, la même idée semble se retrouver de manière différente dans The Unbearable Whereabouts of Love, une peinture de 2014 présentant des micro-organismes : on peut ici y projeter un grand nombre de choses (terrestres), les microbes et bactéries se trouvant sur des objets bien trop grands pour qu'elles puissent en percevoir la finitude.

    Si Yayoi Kusama a fait énormément de points, elle n'a pas fait que des infinity nets : une grande partie de son œuvre consiste en des sculptures molles. Et aussi bizarre que cela puisse paraître, c'est dans cette section que nous allons commencer à parler de fesses, je vous demanderai donc de ravaler vos blagues salaces et d'éloigner les enfants des écrans temporairement.

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