• Yayoi Kusama, un point dans l'univers

    Yayoi Kusama, un point dans l'univers
    Yayoi Kusama pour le Nuvo Magazine (source)

    Bonjour à tous !

    Il y a de ça à peine un peu plus d'une semaine, j'annonçais dans mon article sur la photographe Izumi Miyazaki le début d'une série d'articles dédiée à mes artistes féminines préférées. Comme il serait dommage de s'arrêter dans une si bonne lancée, je vous propose de remettre le couvert en vous parlant d'une artiste bien moins confidentielle : Yayoi Kusama. Avec plus de 70 ans de carrière, une renommée internationale et des œuvres qui touchent à tous les médiums, il s'agit ici d'un gros morceau. L'article risque donc d'être assez long, mais je vais essayer de rester concise, dans la mesure du possible. Je ne suis pas une spécialiste de cette artiste, juste une étudiante qui s'est intéressée à son travail lors d'un dossier de fin d'année - j'avais d'abord essayé d'en parler via un thread Twitter, mais je ne trouve pas le format idéal pour ce genre de choses. Avant de commencer, je tiens aussi à préciser à toutes fins utiles, que certains des sujets abordés peuvent déranger certaines personnes : je préviendrai alors au début du paragraphe concerné, afin que les lecteurs concernés puissent prendre leurs dispositions. Sachez avant de commencer qu'il sera tout de même question de médicaments, de maladie mentale, de sexe non consenti et de personnes nues. Tout est bon ? On est partis alors !

    (attention, article très long)

    Dans les milieux artistiques, on ne présente plus Yayoi Kusama, qui est une des grandes figures de l'art contemporain. Née en 1929 dans la préfecture de Nagano au au Japon, l'essentiel de sa carrière se situe aux États-Unis puis au Japon. Ses œuvres sont cependant très largement exposées ailleurs - récemment, il était possible d'en voir en France ou à La Haye, aux Pays-Bas. Le musée qui lui est dédié, qui a ouvert en 2017, se situe par contre au Japon. Sur internet, elle est plus connue pour ses infinity rooms ou mirror rooms, des pièces entièrement recouvertes de miroir, dont le résultat est assez impressionnant. Ces œuvres, qui sont très jolies esthétiquement et très impressionnantes à voir en vrai, sont un des aboutissements de la démarche de Yayoi Kusama. Une grande partie de son œuvre se dédie à la représentation de plusieurs thèmes : le rapport à soi et aux autres, sa position dans l'univers, l'infini, les questions du genre et de la sexualité, mais aussi l'obsession.

    Commençons justement par l'obsession : il s'agit à mon sens du meilleur moyen d'appréhender la démarche de l'artiste. Il faut ici la comprendre dans le sens fort, celui qui relève de la maladie mentale et non simplement du fort intérêt. En effet, la vie de l'artiste est ponctuée de différents épisodes de maladies psychiatriques, d'addictions... Elle poursuit d'ailleurs aujourd'hui sa carrière depuis l’hôpital psychiatrique où elle s'est faite internée de manière volontaire. Et justement, tout commence avec une hallucination : à dix ans, alors qu'elle était assise à la table de sa cuisine, les fleurs qui se trouvent sur la nappe de la cuisine se sont imprimées dans son regard et se retrouvent projetées sur le plafond, sur les poutres, les murs, et même, en elle. Cette expérience produit une très forte impression sur la jeune fille, qui y fera ensuite beaucoup référence dans son œuvre - ce qui lui confère un caractère obsessionnel, notamment via les infinity nets dont il sera question juste après.

    Continuons la petite histoire. En 1957, après des études d'art, elle part en Amérique : la mentalité japonaise et sa famille ne conviennent pas à son épanouissement. Un an après son arrivée, elle expose à la Breta Gallery de New-York ses premiers infinity nets, ou "filets d'infini" : des toiles mesurant parfois deux mètres, sur lesquelles l'artiste à peint à la main une infinité de petits points, parfois jusqu'à l'épuisement voire l'hospitalisation. Elle raconte en effet dans son livre Manhattan Suicide Addict qu'il lui arrivait de prendre d'importantes doses de somnifères lors de la conception de ses oeuvres, ce qui n'est, vous vous en doutez, pas idéal du point de vue santé (ne faites pas ça chez vous les enfants).

    Yayoi Kusama, un point dans l'univers Vous vous demanderez peut-être alors : "pourquoi ?", ce qui est une très bonne chose : il s'agit d'une question qu'on a tendance à ne pas assez souvent se poser. Et lorsque l'on parle d'une personne qui passe des journées entière à recouvrir d'immenses surfaces de points, cela me paraît d'autant plus légitime. Afin d'y répondre, je peux vous proposer plusieurs hypothèses : la première, qui semble aller de soi, est qu'il s'agit d'une tentative de représenter l'infini. L'infini n'étant pas représentable par nature, on ne peut en représenter qu'une partie finie : mais comment saisir de manière finie ce qui ne l'est pas dans sa définition même ? En en prenant une partie - c'est, de toute façon, le mieux qu'il sera possible de faire. Yayoi Kusama attrape donc ici dans ses "filets" une petite partie de l'infini : la taille des toiles et la multitude des points permet de conserver l'illusion. L'avantage des points, c'est que c'est une forme qui ne possède pas d'angles et une infinités de diagonales; leur nombre ne permet non plus pas de dessiner un motif précis. Il peut aussi s'agir de molécules ou de petits micro-organismes, qui sont aussi innombrables et à la base de toute chose sur Terre. Une autre piste est qu'il peut s'agir d'une tentative de peindre sans aucune limite, voire de fusionner avec son art. Rappelez-vous de l'hallucination dont il était question tout à l'heure : les fleurs se trouvaient projetées partout, même à l'intérieur de l'artiste. Lorsqu'elle peint jusqu'à l'épuisement, pendant des heures, Yayoi Kusama essaie de fusionner avec son œuvre, de ne faire plus qu'un avec ce qu'elle projette, de s'y adonner corps et âme jusqu'à en disparaître. C'est le motif de la self-obliteration, la disparation du soi, qui est aussi important dans l'oeuvre de l'artiste. D'ailleurs, un point ou une fleur, est-ce si éloigné ?

    À mon sens, ce qu'il faut retenir pour la suite, c'est que ses œuvres sont un espace de projection : l'esprit peut y projeter l'idée de l'infini, et une partie de l'infini peut s'y refléter. D'ailleurs, la même idée semble se retrouver de manière différente dans The Unbearable Whereabouts of Love, une peinture de 2014 présentant des micro-organismes : on peut ici y projeter un grand nombre de choses (terrestres), les microbes et bactéries se trouvant sur des objets bien trop grands pour qu'elles puissent en percevoir la finitude.

    Si Yayoi Kusama a fait énormément de points, elle n'a pas fait que des infinity nets : une grande partie de son œuvre consiste en des sculptures molles. Et aussi bizarre que cela puisse paraître, c'est dans cette section que nous allons commencer à parler de fesses, je vous demanderai donc de ravaler vos blagues salaces et d'éloigner les enfants des écrans temporairement.

    Mais avant de passer au sexe  - et non, il ne s'agit pas d'une tentative pour vous faire rester - il y a quelque-chose dont il faut parler. En effet, quand on parle de statue, on visualise bien les statues en marbre type Grèce antique ou Michel-Ange. Du coup, une sculpture molle, qu'est-ce que c'est ? (C'est pareil mais en mou) Pour le comprendre, nous allons encore une fois faire un petit saut biographique (littéralement !). Les plus vivaces d'entre-vous se rappellent que notre artiste est née en 1929 : elle était donc vivante et hors de son berceau lorsque la seconde guerre mondiale éclate. Et si ce n'était pas le cas lors de la première, le Japon est cette fois-ci impliqué. Durant cette période, Yayoi Kusama se retrouve donc à confectionner des parachutes en toiles pour les soldats japonais. Certains voient dans l'action répétitive de coudre les mêmes choses en toile toute la journée la source des sculptures molles de Yayoi Kusama - eh oui, elles sont molles parce qu'elle sont réalisées dans des matières qui ne sont pas dures.

    Yayoi Kusama, scultpures molles Yayoi Kusama, sculptures molles
    Quelques exemples de sculptures molles

    Ce qui est intéressant dans les sculptures molles, c'est qu'elles sont une sorte de reprise "inversée" des infinity nets : ce qui se trouvait avant sous forme de points sur un format plat est ici représenté en relief. Le motif du pois ne disparaît d'ailleurs pas : il est présent sur l'artiste, et sur certaines des sculptures, qui deviennent eux aussi un endroit sur lequel il est possible de projeter l'infini : après tout, lui aussi est partout. Elle fusionne d'ailleurs de manière plus littérale avec ses oeuvres, puisqu'elle fait partie à part entière de leur mise en scène photographique. Et si vous êtes cette personne qui pense souvent avoir l'esprit inutilement déplacé face à une forme phallique, sachez que ce n'est ici pas totalement hors propos. Pour preuve, je vous laisse devant une oeuvre plus récente (1995) intitulée sobrement In Phalli's Field (phalli's = phallus, je n'ai pas besoin de vous faire un dessin je pense). Vous remarquerez en passant que les murs sont tapissés de miroirs : c'est le principe des fameuses mirror room, dont je parlerai plus en détails plus tard.

    Passons donc au côté plus provocateur de l'oeuvre de Yayoi Kusama : certains happenings, et autres éléments de biographie. D'abord, il convient de noter que dès l'enfance, elle a eu un rapport compliqué à la sexualité : ses parents étaient abusifs envers elle. Sa mère l'obligeait à espionner les amantes de son père infidèle. Arrivée à New-York, il lui arrivait de se travestir en homme : elle a d'ailleurs une sorte d'obsession pour le sexe - homosexuel notamment - et pour le "trou du cul" (remarquons qu'il s'agit d'un point comme un autre). Elle en parle très largement dans son livre; outre cela, elle crée une société d’homosexuels, et est parmi eux la seule femme. Il lui arrive aussi à l'époque d'organiser des orgies privées, pendant lesquelles tout le monde participait joyeusement aux festivités, avec aussi une très large consommation de substances interdites. Elle s'y rend habillée en homme : le déguisement fonctionne si bien qu'elle raconte une fois avoir du s'échapper après qu'un homme l'ai conduit au lit en pensant qu'elle en était un. Cette obsession pour le sexe est d'autant plus paradoxal qu'elle confie aussi en avoir peur - ce qui explique qu'elle organisait des orgies sans pour autant vraiment y participer.

    Bref.

    D'autres aspects sont tout aussi illégal mais nettement plus condamnables (certes, une orgie, c'est illégal, mais ça ne fait de mal à personne) puis qu'elle raconte elle-même comment avec des membres de sa troupe, elle a essaye un soir de trouver un jeune japonais afin de lui voler sa virginité anale - et oui, vous avez bien lu, il s'agit d'un viol.

    Yayoi Kusama, Anatomic Explosion-Anti-War HappeningOutre les descentes de police, le plagiat et les tentatives de suicide - ses débuts son si peu rentables qu'un de ses proches essaie de convaincre son dealer de lui acheter des pièces - Yayoi Kusama est une artiste qui fait parler d'elle : la presse est un très bon moyen de promotion, et le scandale est un très bon moyen de faire parler d'elle. Cela se voit dans certains de ses happenings, assez provocateurs. Cependant, la provocation n'est pas stérile, puisqu'elle est aussi couplée à un message politique : en 1968, elle investi ainsi Wall-Street avec Anatomic Explosion on Wall Street, une performance ayant pour but de dénoncer la guerre du Vietnam. La nudité est expliquée par le jeu de mot entre "atomic" et "anatomic" (les deux sont transparents), et permet de remplacer la violence de la guerre par l'amour (peace and love, tout ça...). Wall Street est un lieu très symbolique pour effectuer un tel geste : c'est là que se trouve la bourse de New-York, et donc un des moyens de produire l'argent qui servira ensuite à financer le conflit. Si d'autres happenings ont lieu à d'autres endroits de la ville (Central Park, Brooklyn Bridge...), elle écrit aussi une lettre au président Nixon pour lui proposer de coucher avec lui en échange de l'arrêt du conflit. Une autre de ses performances a lieu en 1969 au MoMa (musée d'arts modernes de New-York) : Grand orgy to awaken the dead at the moma (Gigantesque orgy pour réveiller les morts au MoMa), où les huits participants otent leurs vêtements et se positionnent la fontaine du pavillon du musée, bien en vue des visiteurs, afin de dénoncer le conflit. Effectivement, l'événement fait la une de la presse.

    La guerre n'est pas le seul thème de ses happenings : dans l'un d'entre eux, tout aussi provocateur à l'époque, elle organise ce qu'elle dit être "le premier mariage homosexuel des États-Unis", bien que l'union n'a jamais été reconnue légalement. La cérémonie se tient au 33 Walker Street au village de Greenwitch, où l'artiste possède alors une propriété ; c'est d'ailleurs elle qui tient la cérémonie, au nom de "l'église de la self-obliteration". La tenue des mariés est aussi particulière : il s'agit d'un vêtement d'orgie, dans lequels ils se trouvent tous les deux. Selon elle, le but du vêtement est de "réunir les gens et non de les séparer". Quand à la performance, le but est clair : "montrer au grand jour ce qui a été caché jusqu'ici", l'union et l'amour homosexuel n'ayant rien d'anormal psychologiquement et physiquement. Une position qui ne va malheureusement pas toujours de soi aujourd'hui.

    Je terminerai sur ses happenings par l'évocation de Narcissus Garden: la performance est réalisée à la 33eme biennale de Venise (1966), à laquelle l'artiste n'a pas été invitée officiellement - mais pour laquelle elle a reçu une autorisation ainsi qu'un financement. Elle produit ainsi 1500 boules réfléchissantes qui sont mises à l'extérieur du pavillon italien. Les boules sont vendues par l'artiste à 2e pièce, et il est possible de lire sur un des panneaux de l'exposition : "Your narcissum for sale" (votre narcissus à vendre). L’œuvre fait référence au mythe de narcisse, tombé dans l'eau alors qu'il admirait son reflet : en effet, le spectateur regardant l'oeuvre est obligé d'y voir son reflet. Il s'agit d'un aspect qui se retrouve dans les mirror rooms et sur lequel Yayoi Kusama joue souvent - l'historienne de l'art Jody Culter disait d'ailleurs au sujet de Kusama que le narcissisme était le sujet et la cause de son art. Mais c'est aussi une critique de la consommation et marchandisation de l'art : elle y parodie ici l'échange économique qui va avec le marché de l'art et sa production. L'oeuvre est toujours accessible à différents endroits, en fonction des expositions. Comme le fait remarquer Danielle Shang, le côté narcissique s'est vu renforcé avec l'apparition des réseaux sociaux, puisque les gens viennent exprès se prendre en photo devant (ou leur reflet) afin de poster ce dernier sur internet et obtenir des vues et des j'aime.

    Yayoi Kusama, mirror room Yayoi Kusama, infinity room

    Il s'agit donc du moment parfait pour embrayer sur les mirror rooms, ou infinity rooms ! Il s'agit de pièces, dans lesquelles on peut ou non rentrer - parfois, il n'est possible de regarder à l'intérieur que par un tout petit interstice, ce qui accentue le côté voyeur. Pour l'avoir vécue (j'ai pu rentrer dans la mienne), l'expérience est assez impressionnante : je n'ai pu y rester que 45 secondes, mais ces 45 secondes paraissent très longues, car il n'y a aucun autre bruit, et que les sens sont perturbés. D'ailleurs, je suis victime de la remarque de Danielle Shang, puisque que je n'ai pas pu m'empêcher de me prendre en photo et de la poster sur les réseaux - le résultat était d'ailleurs très flou. On a vraiment l'impression de plonger dans l'infini ! En réalité, les mirror rooms ne sont qu'une sous catégorie des infinity rooms, des pièces dont le but est d'offrir au spectateur une expérience de l'infini. Certaines n'ont pas de miroirs mais des pois - elles tendent plus donc vers l'infinity net.

    Tant qu'on est dans l'infini, j'en profite pour mentionner l'installation I'm here but I'm nothing (je suis ici mais je ne suis rien), qui reprend le thème de son hallucination en projetant des points lumineux sur un mobilier d'intérieur :

    Yayoi Kusama, I'm here but I'm nothing

    Yayoi Kusama, I'm here but I'm nothing
    Détail - il s'agit du mobilier présent dans la première photo

    Yayoi Kusama, un point dans l'univers Pour finir (car oui cet article touche enfin à sa fin !), Yayoi Kusama touche aussi à la mode : elle a fait de nombreux vêtements (dont des vêtements d'orgie, présentant des trous aux endroits propices) - il est d'ailleurs possible de voir George Clooney portant une pièce d'une de ses collections en couverture d'un magazine. Sa marque de fabrique est, comme vous pouvez vous en douter, le polka dot qui est omniprésent.

     Pour résumer, Yayoi Kusama est une artiste qui sait se vendre - ses nombreux scandales, mais aussi ses oeuvres de grande envergure et sa bonne maîtrise des journaux en ont fait une artiste au succès international. Aujourd'hui, ses articles et produits dérivés se vendent d'ailleurs assez cher comparé à ce que c'est - on est donc loin de la critique présente dans Narcissus Garden. Il s'agit d'une des plus grandes artistes contemporaines d'aujourd'hui : une carrière internationale, des sculptures, peintures, livres primés (inédits chez nous), mode, performances... Il y aurait encore énormément de choses à dire, mais cet article est déjà beaucoup trop long ! On se retrouve bientôt avec un article plus court je l'espère (et qui, je l'espère aussi, ne sera pas retardé pour cause de maladie). Quant au prochain de la série, je projette pour le moment de le faire sur Berthe Morisot ~

    À bientôt !

    Mrs Swadloon

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 16 Août à 22:43

    Au début en voyant les premiers pavés, je me suis dis "nop, je lirais peut être en diagonale". Puis finalement... bah, de ligne en ligne... je suis arrivé à la fin de l'article en ayant lu l'intégralité. :o Et même en m'attardant sur les photos/illustrations que tu as ajouté.

    C'est très intéressant, changeant, et tu as une façon de rédiger l'ensemble que j'ai vraiment apprécié. (la petite touche d'humour discrète et qui fais sourire, c'est super! :p)

      • Lundi 19 Août à 10:29

        Je suis flattée, merci beaucoup !

    2
    Vendredi 16 Août à 22:46

    J'ai trouvé Yayoi... disons.. malsaine. :') Et en même temps intéressante. 

      • Lundi 19 Août à 10:28

        Pareil! En vrai j'ai commencé à travailler dessus car je connaissais les installations pleines de couleurs, autant dire que j'ai été surprise mdr

    3
    Lundi 19 Août à 12:55

    Honnêtement tu m'aurais juste présenté un tableau avec des pointillés en me disant "ça c'est du très grand art", je t'aurais regardé avec des yeux ronds pendant 3 minutes avant de sortir: "ouai, et moi je vais chier un coup, ça aussi ce sera de l'art".

    Mais une fois qu'on prend le temps de s'attarder sur ce qu'il y a derrière, c'est déjà bien plus compréhensible! C'est dommage que dans les musées ils mettent pas de fiches dans le genre... (bon y'aurait peut être énormément a dire sur trop d'oeuvres, mais au moins t'aurais des raisons de t'attarder 20 ans sur un truc qu'autrement tu aurais vu comme de "la merde".  :') 

      • Lundi 19 Août à 20:55

        Yup, après parfois tu as des dépliants qui expliquent pendant les expositions temporaires mais pour les permanentes à moins d'avoir une visite guidée c'est rare d'avoir beaucoup d'explications, il faut déjà être "informé" pour saisir certaines démarches et c'est un peu nul ! Je pense que c'est pour la même raison que beaucoup de gens n'aiment pas l'art contemporain (outre l'aspect ""branlette" - je déteste cette expression ptn), ça se base plus sur la démarche et du coup c'est à mon sens plus difficile d'accès. Je suis vraiment contente d'avoir réussi à t'intéresser ! C'est la première fois que je m' essaie a ce genre de sujet donc ça veut dire beaucoup pour moi ;;

    4
    Lundi 19 Août à 13:00

    Encore bien joué, et merci pour le pavé du coup! :p C'est vraiment cool de découvrir du nouveau!

    5
    Lundi 19 Août à 21:13

    La seule fois où j'ai été obligé d'aller dans un musé c'était "grace" a l'école, et dans des conditions pas géniales. Les premières minutes m'ont impressionné et j'ai trouvé ça chouette, mais j'ai très vite déchanté. Déjà parce qu'il fallait rester trois heures devant UN SEUL foutu tableau avant de passer a un autre, mais en plus de ça on avait juste genre.. le nom de l'auteur et la date de la création. Wow. super. je suis tout émoustillé./pan/

    Bref, les conditions en plus de l'énorme manque m'ont vraiment totalement désintéressé et j'avoue avoir été longtemps de ceux/celles qui crachent sur "le petit point sur un tableau" parce que c'est "de la fainéantise et de la merde juste pour vendre". Mais comme tu l'as dis, la faute revient aux côtés bien moins accessibles. A l'école on nous montre trois truc "historiques" a tout péter et ce qu'on aime, c'est le concret, c'est que ce qu'on reconnait.

    Et là, bah même si je partais avec une certaine appréhension j'ai tout lu assidûment! Déjà parce que tu nous lâche des infos intéressantes, tu hipe, et tu nous donne des exemples qui suivent bien l'ensemble! Puis ça change de ce qu'on a déjà vu, revu vingt fois.

      • Jeudi 22 Août à 14:51

        plop, je réapparais ! (en vrai jsuis passée sur mon blog plusieurs fois ces jours-ci mais j'étais trop occupée pour répondre aux commentaires)

        Je peux comprendre, c'est bien de regarder un tableau en soit mais bon à cet âge là on est pas forcément sensibilisés à l'art du coup bon tu vois des trucs et tu sais pas ce que t'es sensé voir, c'est quand même assez limité je trouve !

        Après y'en a qui font ça pour vendre aussi (mais bon si j'avais l'opportunité de me faire des millions sur un système pareil je sais pas si je laisserais passer ma chance mdr). D'ailleurs pour la petite anecdote, un artiste nommé Piero Manzoni a décidé de faire une oeuvre qui parodie ce système en mettant en vente des boites de 30g de merde, sauf que le prix suivait le cours de l'or. Le truc s'appelle littéralement "merde d'artiste" et c'était pour dénoncer les gens qui étaient prêts à acheter de la merde à prix d'or parce que "c'est de l'art". Il a rien vendu de son vivant ou presque mais il y a quand même une boite qui s'est vendue 200 000 en enchère chez Christie's, comme quoi finalement l'oeuvre a fini par dépasser ce que l'auteur voulait mdr.

        Merci pour tout en tous cas ;; Je vais essayer de garder les lecteurs intéressés ! Pour être honnête je suis même plus à l'aise là que pour les dossiers similaires que j'ai pu rendre en cours vu que le format est plus libre...

    6
    Jeudi 22 Août à 14:19

    Désolé si jamais je me répète. :'D Mais vraiment, ton poste, je trouve que c'est une réussite. Je suis curieux de voir ce que tu pourras nous refaire prochainement dans le même genre.

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    7
    Jeudi 22 Août à 15:08

    Pas de soucis, c'est compréhensible! :p

    Même pas juste l'âge. Mais quand on te donne juste un nom et une date... bah, osef, t'en vois déjà des centaines défiler dans des cours d'histoires imposés par un prof soporifique... alors oui, l'image que tu en auras sera pas ouf je pense, dans ces conditions.

    Wow. Dommage qu'il ai pas réussi a vendre de son vivant, ce pauvre vieux. :'D L'idée était là. (et je trouve même la fin hachement ironique)

    Yep, sur ekla c'est bien plus pépère! Déjà, t'es pas noté. x) Puis tu uses pas 30L d'encre que pour un bédoin. C'est vraiment plus libre comme tu l'as dis!

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