• Sakura, Tsubasa Reservoir Chronicle

    Bonjour à tous !

    Histoire de patienter pendant le confinement et mes prochains articles (je ne sais pas encore sur quoi écrire, mais je trouverai sûrement bien quelque-chose), je vous propose un bref article que j'avais écrit pour le journal de mon université. J'espère que cela vous intéressera !

    Des bisous,

    Mrs Swadloon

    *

    À la découverte des mondes de Tsubasa Reservoir Chronicle

    Dire que le thème du voyage est courant dans nos fictions est un lieu commun : rituel initiatique par excellence, il permet la découverte de soi et des autres. Dans le manga Tsubasa Reservoir Chronicle, le collectif CLAMP pousse le concept à son apogée. Le lecteur y suit les aventures de Shaolan, un jeune garçon qui voyage à travers les univers. Sakura, son amie d’enfance et princesse du royaume, est soudainement victime d’une magie inconnue. Ses souvenirs se matérialisent alors sous forme de plumes avant de s’éparpiller dans différents mondes, ce qui la laisse inconsciente et amnésique. Lorsqu’il apprend que seule la réunion des différentes plumes peut lui permettre de recouvrer totalement sa mémoire, Shaolan, accompagné de Fye et Kurogane, ses compagnons de voyage improvisés, décide de rassembler les différents fragments de la mémoire de Sakura, quels que soient les dangers à affronter.

    Avec une intrigue bien ficelée et riche en rebondissements, les CLAMP nous présentent dans ce manga un univers magique complexe et bien plus sombre qu’il n’y paraît au premier abord. Un des points forts de l’œuvre est que Shaolan ne fait pas que rechercher les plumes dans les univers qu’il visite. La petite bande se retrouve immergée dans la culture des univers visités, et aide à la résolution de divers problèmes, souvent causés par l’influence magique des plumes de Sakura. On s’attache bien vite aux univers découverts et à leurs personnages, qui sont tous marquants à leur manière. L’œuvre est aussi riche en références à d’autres créations du groupe : plus de vingt ans de carrière, ça laisse de la matière ! On retrouve ainsi des personnages et des croisements avec des séries comme X, Tokyo Babylon, xxxHolic ou encore Card Captor Sakura. Ainsi, Tsubasa Reservoir Chronicle se présente comme un moyen tout trouvé pour s’immerger dans l’univers de ces autrices.

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Pokémon sun and moon

    Bonjour à tous !

    Je vous retrouve aujourd'hui avec un article étrangement de niche : les articles universitaires que j'ai consulté à propos de Pokémon. En effet, j'ai effectué un de mes dossiers de fin de semestre sur cette série, et j'ai appris deux trois petites choses, que je voudrais vous faire partager !

    1 - Pokémon est un outil puissant d'apprentissage

    Vivian Vasquez est une chercheuse dont le travail porte sur l'alphabétisation et l'apprentissage des jeunes enfants. Une de ses thèses est la notion de littératie critique (critical literacy), qui veut que l'apprentissage et la compréhension du monde par les enfants est une expérience vécue, située dans les cercles dans lesquels il évolue (en gros). Gardons ceci en tête. Un jour, alors qu'elle se rendait dans une supérette, elle reconnaît sur un paquet de cartes à collectionner des personnages d'un des dessins animés que regarde son enfant, et décide de lui en acheter. Vous l'aurez sans doute déjà deviné : ces cartes, ce sont des cartes Pokémon. Au fil des jours, Vivian Vasquez, aussi universitaire de profession, à l'occasion d'observer la manière dont son enfant s'approprie l'objet. Elle remarque alors que, loin d'être passif, les cartes Pokémon prennent une place à part entière dans l'univers de l'enfant : il invente des Pokémons, crée ses propres cartes... Le visionnage de l'anime est aussi un moyen de s'initier à d'autres cultures, tandis que la collection des cartes implique de connaître leur valeur et leur rareté, ainsi qu'un code spécifique.

    Mais la maman observe un autre phénomène : avide de connaissance à propos de la licence, son enfant développe une capacité à se rendre sur internet, pour en apprendre encore d'avantage. Lui et ses amis impriment des sites qu'ils s'échangent, il visite des librairies et apprends à naviguer rapidement dans le texte pour trouver une information. Cela lui apprend également les usages d'un groupe spécifique et le social. En gros, on voit bien comment Pokémon illustre ici le rôle de la fiction et de la culture populaire dans l'apprentissage des enfants qui en sont fans, ce qui est renforcé par la présence de la franchise sur plusieurs supports. J'avais par exemple rencontré quelqu'un qui avait appris à lire avec Pokémon (coucou si tu me lis). Bref, la prochaine fois que quelqu'un vous dit que Pokémon ou les animes ne sont destinés qu'à abrutir les enfants, vous pourrez leur envoyer cet article.

    2. La réception de Pokémon nous dit quelque-chose de notre perception du genre

    "On parle de Pokémon, pourquoi vient-elle nous parler de genre ?", allez-vous me demander. Et bien, parce qu'un groupe de chercheurs2 à mené il y a quelques années une étude sur des jeunes adultes et des enfants. Résultats ? Le personnage le plus romantique serait Ondine, le meilleur dresseur Sasha, Jessie la plus agressive, et James le dresseur le moins compétent. Dans le cas de ce dernier, cela était accentué par le fait qu'il était jugé le plus négativement sur les traits masculins, représenté comme même le personnage le plus passif. Ce que cela montre, c'est qu'il ne fait pas bon genre de ne pas être fidèle aux normes imposées par son sexe : les portraits des méchants contredisent méthodiquement le rôle traditionnel accordé aux hommes ou aux femmes.2 L'étude pointait aussi du doigt le manque de personnages féminins (ce qui est important pour l'identification et la construction des enfants), mais cela s'est corrigé avec les saisons sorties ensuite. Voir comment les enfants et les gens perçoivent les personnages de Pokémon peut ainsi dire quelque-chose de la perception du genre dans notre société.

    3. Pokémon GO est bon pour la santé, mais seulement le premier mois.

    Plusieurs chercheurs se sont penchés sur le rôle que pouvait avoir Pokémon GO sur la santé. Pour ceux qui ne connaissent pas, Pokémon GO est une application qui permet de jouer à chasser des Pokémons en utilisant l'environnement réel, grâce à la géolocalisation et l'appareil photo d'un téléphone portable compatible. Si les chercheurs montrent que les joueurs retirent de réels bénéfices sur leur santé de leur pratique du jeu, force est de constaté que les effets ne durent pas longtemps : seulement une vingtaine de jours3. En cause ? Le désintérêt progressif du jeu. Cependant, une pratique régulière du jeu permet d'être en meilleure santé, voire même d'avoir de nouvelles socialisations. La conscience des bienfaits sur le corps motive d'ailleurs certains joueurs, et pourrait être utile pour certaines campagnes de santé4...

    *

    En conclusion, Pokémon est un sujet de recherche fertile, qui permet de nous aider à comprendre plein de choses : comme la saga s'inscrit dans et façonne nos imaginaires, comment elle nous instruit, ou modifie nos pratiques quotidiennes. C'est aussi une saga que j'adore, et qui m'a apporté énormément : c'est pourquoi je voulais partager ceci avec vous. J'espère à vous réussi à vous intéresser !

    Et sur ce, a plus !

    Mrs Swadloon

    ________________________

    Articles cités (dans l'ordre d'apparition)

    1Vasquez, Vivian. "What Pokémon Can Teach Us about Learning and Literacy" (2003), JSTOR, https://www.jstor.org/stable/41484188
    2Ogletree, Shirley M. Martinez, Cristal N. Turner, R Trent. Mason, Brad. "Pokémon : Exploring the Role of Gender", (2004), dans la revue Sex Roles
    3Ma, Ben D. Leung Ng, Sai. et al. "Pokemon GO and Physical Activity in Asia : A Multilevel Study", (2018) Journal of Medical Internet Research
    4Kaczmarek, Lukas Dominik.   Misiak, Michał. Behnke,  Maciej. Dziekan, Martyna. Guzik, Przemysław. "The Pikachu effect: Social and health gaming motivations lead to greater benefits of Pokémon GO use" (2017), Computers in Human Behaviors.

    Partager via Gmail

    15 commentaires
  • Iroha, la protagoniste de Magia Record : Puella Magi Madoka Magica Side Story
    Iroha, la protagoniste de Magia Record

    Bonjour à tous !

    Connaissez-vous la série Puella Magi Madoka Magica ? Sortie à grands fracas en 2011, et ensuite adaptée en trois films (diffusés lors de soirées spéciales au Grand Rex de Paris), la série connait aujourd'hui une nouvelle adaptation en anime. Cette adaptation se base sur  le jeu mobile intitulé Madoka Magica Gaiden, sorti le 22 août dernier. Il s'agit d'un spin-off de l'histoire originale : les personnages et l'intrigue sont différentes, bien que des éléments restent similaires : l'apparition de sorcières, la présence de Kyubey, les grief-seed et le moyen de devenir une magical girl, notamment. Les graphismes restent identiques à ce à quoi nous avons été habitués jusque là, et la musique est toujours composée par Yuki Kajiura - ce qui est, je dois le dire, un régal. Cependant, mieux vaut avoir vu le premier anime pour apprécier pleinement celui-ci.

    Je préfère vous prévenir tout de suite : la suite de l'article contiendra des spoilers. Cependant, je ne pourrais pas rentrer autant dans les détails que je l'aurais souhaité, car j'effectue mon mémoire de fin d'année sur Madoka Magica et que je risquerais de me faire épingler pour plagiat par le logiciel de vérification si je reprends des éléments d'analyse publiés ici sans les citer. J'espère que vous comprendrez donc que je préfère garder ce billet peu détaillé pour limiter les conflits entre ma vie privée et académique, malgré ma très grande envie de parler de cet anime ici !

    *

    Une witch de Magia Record : Puella Magi Madoka Magica Side Story
    La première witch de l'épisode

    Du coup, maintenant que les enfants sont partis, Magia Record, ça parle de quoi ? Nous suivons les aventures d'un personnage aux cheveux roses, et de sa compagne aux cheveux noirs (j'avoue, je suis volontairement caricaturale). Les deux sont des magical girl qui combattent les sorcières dans leur ville. Le personnage principal, Iroha, vit seule dans une maison qui ressemble étrangement à celle de Madoka, avec des parents (partis à l'étranger) qui ressemblent étrangement à ceux de Madoka, dans une école qui ressemble étrangement à celle de Madoka, avec une professeure qui ressemble étrangement à celle de Madoka. Le premier épisode, qui ressemble d'avantage à un trailer, nous fait directement plonger dans le bain de l'histoire. Un rumeur se repend, indiquant que les magical girl se rendant à Kamihama City seront sauvées. De nombreuses filles ont vu cela en rêve : cependant, lorsque les deux personnages s'y retrouvent propulsées par une sorcière (les aléas des transports en commun...) l'accueil est plutôt froid. D'ailleurs, le reddit de la série (en anglais) a traduit les runes qui apparaissent dans le rêve présenté à la fin de l'épisode :

    NOUS NOUS SOMMES ÉCHAPPÉES DE L'ORDINAIRE
    CE QUE LES AUTRES PENSENT N'A PAS D'IMPORTANCE
    NOUS NE GLORIFIONS PAS LE PASSÉ
    NOUS NE TOLÉRONS PAS LA COLÈRE
    NOUS NE COMPTONS PAS SUR LES LIENS DU SANG
    NOUS NOUS AFFIRMONS EN DÉPIT DE NOS VOISINS1

    Personnellement, j'ai très hâte de découvrir ce que tout cela signifie ! Il est très dur de faire des suppositions à ce point de l'histoire : le premier épisode ne fait qu'une vingtaine de minutes (le format classique) et je n'ai pas joué au jeu. Mais j'aime beaucoup le côté mystérieux et le début in medias res. Un autre aspect intrigant : il semble qu'Iroha a fait son voeu pour sauver quelqu'un d'autre, mais on ne sait pas qui. Je suppose qu'il s'agit d'une très bonne amie ou d'un membre de sa famille proche : mais pourquoi avoir choisi de ne pas s'en souvenir ? Est-ce pour éviter le sort que (spoiler alert) a connu Sayaka ? Ou pour une raison totalement différente ? En tous cas, je trouve qu'il s'agit d'une situation intéressante et j'ai hâte de voir comment elle va évoluer.

    Iroha et kyubey dans Magia Record : Puella Magi Madoka Magica Side Story Iroha dans Magia Record : Puella Magi Madoka Magica Side Story
    Iroha ne se souvient plus du souhait qu'elle avait fait pour devenir une Magical girl

    J'aurais voulu offrir une analyse plus poussée, mais je pense que ce sera difficile avec seulement un épisode. Peut-être ferais-je ça au premier tiers de l'anime, si j'estime que j'ai assez de matière. Mais bon, quand je me souviens de comment le premier tiers de Puella Magi Madoka Magica nous avait trompé, je me dis qu'il faut toujours être prudent quand il est question d'hypothèses... Beaucoup de choses sont très bien cachées, et c'est tant mieux !

    En tous cas, je suis très contente d'avoir la suite d'un de mes magical girl préférés ! Et vous, l'avez-vous regardé ?

    La transformation d'Iroha dans Puella Magi Madoka Magica Side Story

    Articles sur un sujet similaire :
    - Je suis contente d'avoir eu les magical girl dans ma vie
    - A l'occasion du film de Magical Doremi, un peu de nostalgie

    _______________________________
    Notes
    1We escaped from the ordinary - we do not care what others think - we do not glorify the past - we do not tolerate anger - we do not rely on blood ties - we affirm ourselves at the expense of our neighbours. Traduction anglaise disponible sur Reddit.

    Partager via Gmail

    16 commentaires
  • Bonjour à tous !!!!

    J'ai plein d'articles giga sérieux à finir ou entamer mais je voulais faire un détour pour vous parler des mes pokémons préférés parce que je ne l'avais pas encore fait alors que je tiens ce blog depuis plus de six mois c'est absolument scandaleux !!! *respire*.

    Bref, je sais que ce n'est pas essentiel, mais j'avais très envie de vous montrer mes ptits monstres préférés... Alors allons-y ! Lorsque j'ai pu pour la première génération, j'ai essayé d'utiliser les premiers artworks qu'avait dessiné pour le jeu Rouge et Bleu. Je trouve les dessins à l’aquarelle plutôt réussis et jolis, surtout en sachant qu'ils ont été fait à partir des sprites du jeu vidéo (et non l'inverse).

    avertissement : cet article ressemble à un article de skyblog écrit par une otaku-kikou. Bonne lecture :)

    Couverdure
    Couverdure
    Type insecte-plante
    Cinquième génération

    Il fallait bien que je commence par vous parler du pokémon qui a donné mon pseudo, mon nom sur Twitter, le nom de mon blog... Couverdure ! Si vous voulez tout savoir, j'ai même une peluche couverdure que je trimballe absolument partout (c'est mon pote-bonheur). À un moment de mon existence, je la prenais en photo absolument partout où j'allais : je crois que je dois même avoir des photos à Paris où au Japon (lol). Je lui avais même créé un blog dédié - où j'ai probablement écrit la meilleure interview de mon existence - que j'hésite d'ailleurs à laisser en ligne car la plupart des illustrations sont des fanarts volés. D'ailleurs ça a été le coup de foudre, puisque j'étais déjà à fond sur lui avant que son nom anglais ou même français soit révélé. Ça nous rajeunit pas tout ça...

    Skitty
    Skitty
    Type Normal
    Troisième génération

    Encore un Pokémon dont je suis tombée amoureuse au premier regard ! Il est mon premier Pokémon préféré - je l'ai découvert en regardant l'anime, la troisième génération étant la dernière en date lorsque j'étais à l'école primaire (bam ! coup de vieux !). J'aime comme il est strictement l'opposé de couverdure (qui est un giga mood, en passant) : on a envie de sourire rien qu'à le regarder. Franchement, le chat souri tout le temps et a la foi de sauter partout, j'aimerais avoir autant d'énergie !

    Rondoudou
    Rondoudou
    Type normal
    Première génération

    Rondoudou est rond, rose, probablement soyeux, et en plus, il fait un très bon running gag. Bref, d'autant plus de raisons de l'aimer !

    Bulbizarre
    Tortipouss
    Type plante
    Quatrième génération

    N'écoutez pas les menteurs : il s'agit bien ici d'un Tortipouss ! Il s'agit d'un de mes starters plantes préférés, l'autre étant Bulbizarre. Je sais que le type plante est un des types avec le plus de faiblesses mais bon, je préfère essayer de gagner avec les pokémons que j'aime plutôt qu'avec une bonne équipe - ce qui est amplement faisable quand on ne joue pas en compétition.

    Tortipouss
    Bulbizarre
    Type plante
    Première génération

    (je crois que j'ai un truc pour les straters plantes qui marchent sur leurs quatre pattes)

    Lire la suite...

    Partager via Gmail

    14 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique