• April Fool, Watanuki ! (ceci est un article sur Clamp)

    Bonjour à tous ! 

    Nous sommes aujourd'hui le premier avril, ce qui signifie pour beaucoup une journée passée à essayer de piéger son entourage - ou bien a essayer d'esquiver, fatigué par cette tradition. Pourtant, le premier avril marque dans l'univers de Clamp l'anniversaire de deux personnages qui bien qu'assez différents, ne sont pas aussi éloignés que l'on pourrait d'abord le croire : Sakura, de Card Captor Sakura, et Watanuki Kimihiro, de xxxHolic. D'ailleurs, en kanji, le nom de Watanuki fait référence au premier avril... C'est donc l'occasion idéale, non pas de vous coller un poisson dans le dos, mais de revenir sur l'univers de ces quatres autrices. 

    Pour parler un peu d'elles, le quatuor se compose de Nanase Okawa, Mokona, Tsubaki Nekoi et Satsuki Igarashi. Leurs premières oeuvres remontent à 1989, et s'illustrent désormais dans de nombreux genres, tels que le shojo (manga pour jeunes filles), le shonen (manga pour jeunes garçons) ou le seinen (manga pour un public plus adulte, destiné surtout à un public masculin). Elles effectuent toutes leurs séries elles-mêmes, sans avoir recourts à des assitants (personnes chargées d'aider un auteur de manga dans la réalisation de ses oeuvres, car les délais accordés sont très courts). 
    Leur oeuvre se compose de nombreuses séries aujourd'hui emblématiques : Tokyo Babylon, RG VedaXTsubasa Reservoir Chronicle ou xxxHolic. Ce qui peut surprendre, c'est le nombre de séries abandonnées en cours de route, alors parfois même qu'elles avaient du succès, comme X ou Kobato. L'autre surprise, plus agréable, pour le lecteur qui découvre leurs oeuvres est la richesse de leur univers - elle n'a d'égal que celle de leurs dessins, toujours finement travaillés. Certaines séries d'ailleurs ne se lisent qu'en lien avec d'autres : c'est le cas de Tsubasa ou xxxHolic, qu'il est difficile voire impossible de lire individuellement tant certains moments clés des deux histoires sont interdépendants. Aussi surprenant que cela puisse paraître - une connaissance de Card Captor Sakura peut aussi aider à comprendre ces séries. Ainsi, l'univers de Clamp se présente comme une galaxie, où beaucoup d'éléments intéragissent ensemble. 

    April Fool, Watanuki ! (ceci est un article sur Clamp) 
    Pardon Kurogane, ma bataille avec l'éditeur d'Eklablog t'aura couté la tête...

    D'autres références sont moins importantes pour comprendre l'histoire, mais font plaisir aux fans qui connaissent bien l'oeuvre : par exemples, les jumeaux vampires Subaru et Kamui sont présents dans Tokyo Babylon et X, puis dans l'arc de Tsubasa Tokyo Revelations. Il y a aussi un épisode de l'anime de  Kobato où apparaît l'équipe de Shaolan. Pour en revenir au duo Tsubasa/xxxHolic, il est impresionnant de voir à quel point l'histoire des deux a été prévue de concert et ne laisse rien au hasard. D'ailleurs, ce n'est pas anodin si les dates d'anniversaire des deux personnages qui me servent de prétexte à cet article sont identiques - mais je ne vous en dirait pas plus à ce propos, et il faudra vous plonger dans les magnifiques planches de Clamp si vous voulez en découvrir d'avantage. 

    Un dernier point qui me fascine dans leur univers est la façon dont est décrite la magie, que ce soit dans xxxHolic, Tsubasa Reservoir Chronicle ou Card Captor Sakura (désolé, ce sont toujours les mêmes titres qui reviennent, mais ce sont ceux qui m'ont le plus marqué et dont je suis le plus à même de parler). La figure de Clow, mais surtout celle de Yuuko Ichihara me fascinent toujours autant aujourd'hui que lorsque je les ai découvert pour la première fois. Je pense que jamais je ne rencontrerai un personnage me laissant une impression aussi forte, et surtout aussi durable. Elle dégage avant tout du mystère, mais cela est constraté avec un character development travaillé et une touche d'humour bien dosée, qui rendent cette gestionnaire de boutique très agréable. Elle condense à elle seule à peu près tout ce que j'affectionne chez ces autrices. D'ailleurs, le système de compensation, toute somme assez banal - il faut donner quelque-chose de la même valeur que ce que l'on veut recevoir - est ici exploité de manière telle qu'à ma première lecture, j'ai été surprise de voir combien les auteurs l'avaient poussé à son paraoxysme. 

    Quant aux adaptations en anime, je n'ai vu que celles de Tsubasa Reservoir Chronicle, xxxHolic et un épisode de Kobato - je ne fais pas partie de la génération qui a grandi avec Card Captor Sakura à la télévision. Globalement, j'ai beaucoup aimé celle de xxxHolic, qui arrive à bien s'impregner et rendre l'ambiance si particulière qui se dégage de cette oeuvre - les graphismes ne me semblaient pas pourtant des plus aisés à rendre. La bande son est simple mes efficace, et fait encore à ce jour partie de mes préférées. Celle de Tsubasa Reservoir Chronicle par contre reste à ce jour une de mes plus grosses déceptions avec l'adaptation de Pandora Hearts - je n'en garde que les oav des Tokyo Revelations et les superbes ost composées par Yuki Kajiura. 

    Enfin bref - si vous voulez vous plonger dans un univers riche et incroyablement executé et n'avez pas de difficultés à suivre un scénario alambiqué, n'hésitez pas à aller voir du côté de chez Clamp. Je vous le promets, se faire totalement retourner le cerveau n'a jamais été si agréable.

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  • Emma allongée dans l'herbe 

    Bonjour à tous ! 

    Aujourd'hui, je voudrais vous parler d'un anime que vous connaissez sans doute déjà (et détestez probablement si vous me suivez sur mon compte Twitter) : The Promised Neverland. Avec la seconde saison de Mob Psycho 100, il s'agit d'un des gros animes de cette saison à mon sens. Il s'agit d'un anime du genre shonen de 12 épisodes,  déjà renouvellé pour une deuxième saison qui sortira en 2020. On y suit de jeunes enfants qui vivent paisiblement dans un orphelinat sous la supervision d'une gardienne nommée affectueusement maman, et que les jeunes considèrent avec toute l'affection qu'ils donneraient effectivement à une mère. Parfois, certains enfants on la chance de se faire adopter, et une fois sortis, ils vivent une vie tellement heureuse qu'ils ne pensent même plus à contacter leurs anciens amis... En tous cas, aucun enfant ne reste dans l'orphelinat après ses douze ans, car ils rencontrent tous une famille merveilleuse et vivent en paix dans le monde extérieur qu'ils n'avaient alors jamais vu.

    Où est-ce vraiment le cas ?

    Emma découvre qu'elle est en fait un steak haute qualité 

    Car The Promised Neverland est avant tout un survival. Le cadre que je viens de décrire est bien celui dans lequel ils vivent, bien confortablement.... Dans le mensonge le plus total. Il ne s'agit non pas d'un orphelinat mais bien d'un ferme, ou les enfants humains sont élevés pour les qualités gustatives de leurs cerveaux. Leur mère est effectivement une gardienne, chargée de surveiller qu'aucun des enfants ne s'échappe... C'est ce qu'Emma et Norman, deux des trois enfants les plus vieux, apprennent un soir alors que Conny partait pour se faire adopter... La jeune fille avait oublié son lapin en peluche, et sous l'impulsion de Ray, le troisième du groupe des plus agés, ils décident d'aller le lui amener. Sauf qu'ils n'arrivent pas assez vite : ne pensant rien faire d'irréparable, ils décident de braver l'interdiction de sortir et voient des démons ainsi que leur amie, déjà sans vie. Ils ont la chance de ne pas se faire voir d'eux ni de maman, et décident de rentrer illico presto avant que malheur arrive. Après avoir mis quelques autres enfants de confiance au courant, Ray, Emma et Norman décident d'une chose : il faut s'échapper avant que d'autres membres de leur famille ne soient envoyés droit à la mort.

    Le plot est somme toute celui d'un survival assez classique : c'est dominer ou être tué. Pour tout avouer, je n'étais pas du tout emballé par cette série et ne l'ai regardé que parce que mon copain m'avait dit de le faire et que j'avais alors beaucoup de temps à perdre : ce fut une des meilleures idées que j'ai pu avoir ces dernières semaines. L'anime est vraiment bien fait, et ne souffre à mon sens pas trop de la comparaison avec le manga. Un des principaux reproches qui lui a été fait, c'est qu'il ne prenait pas le temps d'alterner les moments de tension avec les scènes très douces et magnifiquement illustrées que l'on a dans le manga, comme celle où Ray prend Emma et Norman en photo, ou celle ou Ray enlace Norman et Emma de manière protectrice. Il faut se rappeller que l'anime ne fait que 12 épisodes : faute de pouvoir prendre son temps comme dans le manga, il est allé au nécessaire. Ces scènes sont présentes, mais montrées avec beaucoup moins d'émotions que dans la version papier, afin de garder une ambiance sombre et glauque. C'est un parti pris comme un autre : il dépeint un monde dans lequel les enfants ne sont à peine plus que de la chaire à saucisse, et où ils sont en danger de mort constant. Mais c'est aussi ce qui faisait la puissance de ces scènes : dans un monde où tout est sombre, il faut des moments où les personnages et le lecteur puissent souffler. Par contre, l'anime est extrêmement fort à créer de la tension : qu'il s'agisse de la bande son ou de la mise en scène, tout pousse le spectateur à vouloir avoir la suite. Même moi qui avait déjà lu le manga, je voulais avoir la suite ! 

    Ce que j'apprécie particulièrement aussi, c'est la justesse de la construction des personnages : qu'il s'agisse des gentils ou des moins gentils, la série ne laisse rien au hasard. Chacun est doté d'une profondeur certaine, et est écrit de manière nuancée.  Et surtout : aucune mort n'est vaine, ce qui est quand même appréciable dans ce genre de série !

    Enfin bref, je ne vais pas tourner autour du plot plus longtemps : 

    Regardez The Promised Neverland 
    (comme ça vous serez là pour mes articles de grosse nerd.... svp)

    En plus, les openings et les endings sont super sympa : 

      

    (j'ai pas mis le deuxième ending parce qu'il spoil comme une petite saleté)

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  • A l'occasion du film de Magical Doremi, un peu de nostalgie
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    Bonjour à tous !

    Je voulais partager ma joie quant à une publication qu'il m'a été donné de voir ce matin : un film de magical doremi serait prévu, et il commencerait à être produit en 2020 ! Pour rappel, la saga fêtait ses 20 ans ce février... Sur l'image, on peut voir les personnages principaux de la saga que nous connaissons déjà, mais aussi ce qui ressemble à de nouvelles apprenties ?! Je me demande vraiment ce que le film va nous réserver, et si nous aurons la chance de pouvoir le voir via une alternative légale en France.

    Pourquoi tant d'enthousiasme pour un anime qui a déjà 20 ans et s'adresse a priori à des enfants ? Parce que comme je l'ai déjà dit, je dois une grande partie de mes gouts actuels aux Magical girls, et celui-là en particulier, qui a bercé toute mon enfance. Si j'ai été traumatisé par l'épisode 30 (ainsi que -et particulièrement - celui du test de courage) qui montre des enfants se baladant tranquillement dans un cimetière la nuit pour parler à des enfants, j'ai aussi été très marquée par les musiques de cet anime et particulièrement les endings, que je trouve très doux ! Je préfère d'ailleurs les versions japonaises pour les deux premiers, car la vf avait fait le choix de ne conserver que l'instrumental pour cela, alors que les paroles sont vraiment jolies...

      
    Dans l'ordre : l'ending 1, l'ending 4 et

    Je veux dire... Les feels... Même sans parler la langue, on ressent l'émotion qui s'en dégage ;; D'ailleurs si vous voulez vous voulez vous faire encore plus du mal, j'ai réussi à trouver la fin de l'anime ici (vosten).

    C'est encore plus flagrant quand on voit la pèche qu'avaient les openings omg... Pourquoi nous faire souffrir avec de telles musiques juste avant d'aller en cours ????? Regardez par exemple le générique 3, je me souviens qu'il me mettait en pls absolue... AUCUNE NOSTALGIE POURQUOI FAIRE UNE MUSIQUE SI NOSTALGIQUE ALORS OUIN... Le pire c'était le quatrième... Mais le deuxième en vo était pas mal aussi dans le genre... Laissez moi... I'm soft... Rien que d'entendre les ost me rends si nostalgique... D'ailleurs ma préférée était Mahou de Choi², quand cette musique se lançait, TU SAVAIS QUE QUELQUE CHOSE DE SUPER BADASS ALLAIT ARRIVER. Aujourd'hui encore, je m'éclate dessus sans aucune honte. Non mais.

     

    Omg les openings en français... J'ai fait un voyage dans le temps rien qu'en voyant le bandeau "sous titrage teletexte". L'adaptation des paroles était plutôt bien faite, c'est sans doute très différent de ce qui se dit en japonais car l'esprit n'est pas le même, mais je trouve que cela fonctionne bien !

    (Oui vous vous attendiez à un article construit et vous avez trois paragraphes de moi qui fangirl mdr)

    Bref, je voudrais remercier France 5 d'avoir diffusé ce merveilleux anime, c'était vraiment une très bonne série et je suis contente que contrairement aux américains (qui n'ont diffusé que 26 épisodes), nous ayons eu la chance d'avoir l'intégralité de cet anime diffusé à la télévision ! J'ai vraiment hâte de voir ce que la suite nous réserve. Et honnêtement, si vous aimez les magical girl, ce n'est pas parce que vous n'êtes pas un enfant que vous êtes trop vieux pour Dorémi Magique, croyez moi...

     EDIT :

    Une vidéo de preview pour le film est sortie !!! J'ai si hâte !!! En plus ils ont mis le premier ending en fond, ils jouent sur la carte nostalgie... Je sens que ça va être bien, j'ai vraiment hâte ! Magical Doremi, j'espère que tu vas continuer à me faire pleurer encore longtemps...

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  • Je suis contente d'avoir eu les magical girl dans ma vie

    Bonjour tout le monde !

    Je voulais prendre cinq minutes aujourd'hui pour parler du genre des magical girl, que vous connaissez peut-être déjà sans le savoir, même si vous n’êtes pas habitués de la culture otaku. Beaucoup d’animes qui étaient diffusés à la télévision pendant mon enfance (je suis née en 1997) en sont : Magical Doremi (Ojamajo Doremi), Mew Mew Power (Tokyo Mew Mew), Sakura Chasseuse de cartes (Card Captor Sakura), Sailor Moon… Destinés à un public plutôt féminin, ils parlent en général d’une ou de plusieurs filles, qui ont une mission à remplir (en général, c’est sauver le monde). Pour ce faire, une créature mignonne leur donne un ou plusieurs artefacts qui permettront aux personnages de se transformer pour remplir leur mission. Dans la liste, seule Sakura ne se transforme pas, mais Tomoyo lui fait toujours de si beaux vêtements que c’est tout comme !

    On associe plutôt ce genre à une certaine féminité, ce qui est normal, quand on connait la publication des mangas au japon : ils sont prépubliés dans des magazines qui visent un public très précis, à savoir un certain sexe et une certaine tranche d'âge. La plupart de ces séries sont des adaptations de mangas déjà existants, ceci explique donc cela. Ils relèvent aussi pour beaucoup du domaine de l'enfance - cependant, je pense que même une fois grand, on a beaucoup à apprendre des magical girls

    J'avoue avoir passé une bonne partie de mon enfance à bloguer autour de Tokyo Mew Mew/Magical Doremi. À cette époque de ma vie sur internet, je me demandais toujours comment je pouvais rencontrer des gens d'une vingtaine d'années qui se consacraient leur vie virtuelle à ce sujet. "Ce sont des adultes", me disais-je "n'ont-ils pas mieux à faire de leur vie que de parler de séries pour enfants ?". J'avais autour de 11/12 ans à cette époque, je rentrais alors au collège et je voyais la vingtaine comme un âge responsable, où on avait des goûts de grande personne et où on avait mieux à faire que de faire du cosplay de Card Captor Sakura. La chose est que j'ai maintenant la dite vingtaine, et que je me rends compte que les collégiens sont à ce propos-là bien plus chiant, méprisants et exigeants que la plupart des gens de mon âge. Je ne me rendais pas compte à l'époque de ce que ces séries m'avaient apportés : d'excellents moments, du rêve, des héroïnes intéressantes et attachantes auxquelles je pouvais m'identifier, mais aussi toute une sociabilité grâce à skyblog et eklablog. 

    Je suis contente d'avoir eu les magical girl dans ma vie Je suis contente d'avoir eu les magical girl dans ma vie 
    (On ne va pas se mentir : je serais toujours prête à vendre mon âme pour en avoir un)

    Je repensais à ces séries dernièrement et je me disais qu'elles étaient aussi importantes par leur ton et par les sujets abordés. En effet, le ton est très joyeux et l'atmosphère magique, ce qui permet de se détendre et d'apprécier un univers souvent très plaisant (avec pléthore de produits dérivés). Mais cela ne veut pas dire qu'elles ne traitent pas de vrais sujets : le passage à l'âge adulte,  l'acceptation de soi, les complexes, l'amitié, mais aussi le harcèlement, la maladie, la mort, le divorce le changement d'environnement... Le tout avec des héroïnes badass, qui se font des monstres à l'heure du goûter. Et même une fois grand, ça se laisse très bien regarder. Alors, n'hésitez pas à (re)voir ces séries !

    Je conclurai juste avec ce gif de Tokyo Mew Mew, car quand j'étais gamine, c'était mon gif préféré Je suis contente d'avoir eu les magical girl dans ma vieet comme j'ai réussi à le retrouver tout à fait par hasard je voulais le caser... Je viens de me prendre neuf ans dans la poire ce serait dommage de gâcher ça.

    Avant de partir, je voulais juste vous remercier pour votre accueil chaleureux, ça m'a fait vraiment très plaisir ♥ C'est drôle car j'ai dit vouloir couper les ponts avec mon ancien blog, pour finalement faire un article dans le même ton... Comme quoi !

    Sur ce, à la prochaine !

    Mrs Swadloon.

     

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