• Buzzy Noise

    Bonjour à tous !

    Aujourd'hui, je voudrais vous parler d'une série que j'ai découverte grâce à Ryuu-chan1 : Buzzy Noise (バジーノイズ) de Mutsuki Jun, prépubliée dans le Weekly Big Comic Spirits. Il s'agit d'une série de type Seinen/slice of life/romance plutôt obscure, puisqu'elle n'a pas été publiée en dehors du Japon. D'ailleurs, lorsque l'on fait une recherche google, les seuls liens qui apparaissent sont des liens vers de sites de scantrad, ce que je trouve plutôt triste : l'auteur a d'ailleurs partagé quelques cases de ces traductions avec la légende "on dirait presque un vrai manga" sur Twitter2. Mais, si cette série est accessible via des canaux illégaux pour qui ne parle pas japonais - en espérant qu'un moyen légal de se le procurer arrive un jour dans nos contrées - cela ne veut pas dire que des gens vont la lire pour autant. Pourtant, vous avez plein de bonnes raisons de vous lancer à corps perdu dans Buzzy Noise.

    Buzzy Noise Buzzy Noise

    Comme je l'ai déjà dit, Buzzy Noise est une série de type slice of life. On y suit le quotidien d'Oshio et Kiyosumi, qui se rencontrent plus ou moins par hasard. Les deux sont voisins : Oshio habite au dessus de l'appartement de Kiyosumi, le concierge de l'immeuble, qui se passionne pour la musique et passe le plus clair de son temps libre à en jouer. Son patron, ayant reçu des plaintes à cause du bruit, menace de le mettre dehors si tout ce vacarme ne cesse pas : ce dernier arrête donc de jouer, au plus grand dam d'Oshio, qui adore sa musique. Après avoir littéralement brisé la glace entre eux (elle l'a rejoint dans son appartement en brisant sa vitre), elle lui propose de vivre chez elle.

    Buzzy Noise

    Kiyosumi est un jeune homme plutôt taciturne, qui aime être seul et veut que la musique reste pour lui un passe temps. Apprenant dans un premier temps qu'Oshio est dans une relation, il souhaite la garder à distance : mais Oshio est ce que l'on pourrait appeler une drama queen, qu'il est difficile de garder loin de soi. Bien que bruyante et n'ayant apparemment pas de notion de ce qu'est l'espace vital, elle est quelqu'un de sincère et apprécie tellement la musique de Kiyosumi qu'elle veut la faire découvrir au maximum de gens. C'est un plaisir de suivre l'évolution du duo : ils ont une bonne dynamique, l'histoire et douce et les planches sont très jolies. Bien que l'histoire est en somme-tout ordinaire, on ne s'ennuie pas une seule seconde ! Mon seul regret et que l'accent du Kansai (aussi appelé Kansai ben) des personnages n'a pas pu être retranscrit dans la traduction, mais bon, on ne peut pas tout faire - et puis grâce à moi, vous saurez qu'il est là ! 

     Au final, Buzzy Noise est un de mes slice of life préférés : je lorgnais un moment sur les volumes en japonais de ma soeur, et je suis contente d'avoir désormais accès à cette série. Il n'y a pour le moment que cinq chapitres de disponible (contre 3 volumes au Japon, le quatrième sortant en septembre), mais il me semble que c'est une série dont l'ambiance sied parfaitement aux longues journées de l'été, bien qu'elle se lise très vite. Si vous avez cinq minutes, foncez la découvrir, vous ne le regretterez pas !

    Buzzy Noise

    1 : Bien que tenant un blog exclusivement dédié à Pokémon, Ryuu-chan connait quelques séries plutôt confidentielles chez nous grâce à sa connaissance du japonais. Cet article n'aurait sans doute jamais vu le jour sans elle, alors répétez après moi : "merci Ryuu-chan !". Elle force beaucoup avec, mais c'est pour une bonne cause.

    2 : Merci Ryuu-chan ! (pour la traduction du tweet).

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  • An chan no Aan

    Bonjour à tous !

    Aujourd'hui, je voulais vous parler (brièvement) du manga An chan no Aan (あんちゃんのあ~ん en version originale), que je ne connaissais pas encore ce matin en me levant ! Je suis tombée tout à fait par hasard en cherchant des scans coréens de The Promised Neverland afin de vérifier quelque-chose, et je me suis laissée emportée. Car s'il y a un genre de manga que j'aime particulièrement, ce sont les gags en quatre cases, que je trouve très drôle et dont je n'ai pas vraiment réussi à retrouver le style d'humour ailleurs.

    An-chan no Aan signifie littéralement "Le aan de An-chan" : chaque petite histoire nous montre An-chan, la protagoniste qui ne sait rien faire, et son amie Meshi-chan, son parfait opposé. Toutes les deux sont encore étudiantes. L'humour repose généralement sur le fait qu'An-chan fasse une gaffe, et laisse échapper un "Aan" de désespoir à la fin de chaque planche (les deux sons étant d'ailleurs assez proches). Les situations dépeintes sont celles de la vie quotidienne, comme l'école, les sorties après les cours, le ménage...

    An-chan no Aan

    Certaines des situations permettent aussi au lecteur de s'identifier, ce qui permet de créer du comique. Je pense que comme An-chan, beaucoup d'entre nous se sont déjà laissés distraire par une objet longtemps cherché ou oublié et par hasard retrouvé pendant une séance de rangement... Ou nous sommes retrouvés avec une mauvaise note à un examen pour lequel nous avions travaillé très dur, tandis qu'un ami ayant moins essayé a eu une très bonne note.

    An-chan no Aan 

    (Allez, je vous en met un dernier car j'ai souvent eu ce genre de peur idiote au collège et au lycée)

    An-chan no Aan

    Enfin bref, si vous cherchez un manga sans prise de tête, drôle et rafraichissant pour cet été, n'hésitez pas et foncez découvrir An-chan no Aan ! Malheureusement, il n'y a pas a ma connaissance de sortie officielle en anglais ou en français, mais vous pouvez découvrir le titre en anglais sur de nombreux sites internet. Je n'ai pas trouvé de lien en français mais le niveau de langue n'est pas très élevé, c'est donc relativement accessible pour qui n'est pas trop mauvais en anglais.

    À bientôt j'espère ! Si jamais vous avez déjà lu des séries similaires, n'hésitez pas à me donner des noms en commentaire que j'aille y jeter un oeil ~

    Mrs Swadloon

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  • Idées en vrac sur la lumière dans le premier arc de The Promised Neverland

    Bonjour à tous !

    Aujourd'hui, j'ai décidé de vous présenter un article (étrangement spécifique) qui enfoncera à grands coups de pied toutes sortes de portes ouvertes. Pourquoi ? Eh bien, avec le dernier arc du manga qui commence lentement mais sûrement à prendre forme, je trouvais le moment approprié pour revenir sur ce motif qui structure toute la première saison de l'adaptation anime. Et puis à mon sens, cela reste quand même plus évocateur qu'une review (j'en ai d'ailleurs déjà fait une...) Attention, spoilers sur les 12 épisodes de l'anime. Cet article a été rédigé en partant du principe que ses lecteurs ont vu où connaissent déjà l'anime dont il est question. J'ai balancé en vrac sans trop développer différentes idées que j'avais, donc si les vôtres divergent, n'hésitez pas à me le faire savoir, rien n'est arrêté dans cet article !

    Enfonçons une première porte ouverte : le feu, en plus d'être un élément dégageant une certaine chaleur, est aussi utilisé comme une source de lumière. Associé ainsi à la lumière, il peut représenter l'espoir en plus de l'analogie traditionnelle avec la passion (voire le désir de vivre). Il s'agit aussi de quelque-chose dont on peu s'emparer... Non pas au sens propre (n'essayez surtout pas cela chez vous, les services d'urgences sont déjà bien assez remplis comme ça) - je pensais plutôt à la figure mythologique de Prométhée, titan qui a bravé l'interdit divin et volé le feu pour le donner aux hommes. Ce feu leur permettra de devenir des êtres plus avancés, et donc, d'une certaine manière, de s'épanouir en tant qu'hommes. Justement, c'est par les flammes que les enfants retrouvent leur liberté, puisque les protagonistes mettent le feu à l'orphelinat lors de leur évasion, action qui leur permettra de partir en quête d'un moyen de vivre comme des hommes et non plus comme du bétail destiné à la consommation des démons les plus fortunés.
    Je n'invente pas la porte que je viens d'enfoncer : cette imagerie est présente à plusieurs moments de manière plus ou moins subtile. Dès l'opening nous est offert un bon petit foreshadowing, puisque la scène où l'on voit l'allumette est quasiment identique à celle que l'on voit dans la fin de l'anime... En plus, il commence par le mot "Fire" - au moins, on sait à quoi s'en tenir1... Aussi, dans les illustrations, le trio est très souvent représenté avec des lampes à pétrole au milieu de l'obscurité. Certes, dans l'histoire, il s'agit d'un objet que les personnages utilisent régulièrement à des fins assez prosaïques. Mais le choix de reprendre cette imagerie dans les illustrations montre bien l'importance de cette image : cela donne aux trois protagonistes des allures de guide. Ce sont eux qui tiennent la lumière car c'est eux qui ont donné espoir aux enfants. Après tout, ils portent à eux trois la responsabilité du plan d'évasion.

    (spoilers) Idées en vrac sur la lumière dans le premier arc de The Promised Neverland

    D'ailleurs, vous remarquerez que la lampe à pétole est un objet bien pratique : en plus d'être aesthetic™, il s'agit d'un objet qui permet de garder le feu à bout de bras : c'est pourquoi la lampe est aussi synonyme d'espoir dans le deuxième ending, appelé justement Lamp (je ne vous ferait pas l'affront d'une traduction). Et effectivement, bien que Norman soit dans cet épisode là envoyé aux démons, l'espoir ne diminue pas et son plan sera malgré tout mené à bien. Cette même lampe est aussi celle que portent les enfants quand ils vont à la mort, ce fait de cet objet une figure paradoxale.
    Une autre mention de la lumière et de la lampe est faite dans l'ending principal, Zettai Zetsumei : entre les paroles et les images, l'ending fait je trouve bien le lien entre Emma, Norman, Ray et Isabella et son amour de jeunesse. Isabella a renoncé à l'évasion après la mort de ce dernier pour choisir l'alternative la plus raisonnable qui lui était offerte pour rester en vie : devenir une mère. Les enfants de Gracefield, guidés par Emma et Ray, iront cependant au bout de ce qu'elle n'aura pas pu réaliser. D'ailleurs, la scène de l'incendie (la fameuse) rend une partie de son humanité à Isabella : bien que cela signe pour elle son arrêt de mort, cela lui offre aussi l'occasion de vivre ses derniers moments en tant que femme et en tant que mère. Au final, Giga spoil, ne lisez pas si vous n'avez pas entamé l'arc final =on peut dire que cette figure du renoncement à l'espoir amorce le parallèle entre Isabella et Norman, bien que cela ne se fasse pas exactement de la même façon pour les deux personnages. Isabella choisi de vivre, en donnant aux enfants une vie aussi correcte que possible pendant leur courte existence, faisant d'elle un allié des démons. Norman choisi la voie qui lui parait la plus raisonnable, celle du génocide de tous les démons, faisant de lui une figure très ambivalente.=

    J'arrive donc ici à ma dernière porte ouverte à enfoncer : Emma est un personnage solaire. Tout chez elle l'évoque. Que ce soit son caractère -  elle est impulsive, dynamique, optimiste et d'un naturel joyeux, ou son apparence physique - ses cheveux roux et en bataille sont presque ostentatoires à côté de ceux des autres personnages. Ce n'est pas pour rien que c'est elle qui porte l'espoir dans la série avec ses projets fous : faire évader tout le monde, retourner à l'orphelinat pour chercher les derniers, *spoil* aller rencontrer celui qui fait les règles comme telle une Edward Elric des temps modernes - damn, les gamins n'ont-ils aucun chill dans ces séries ?- etc.

    Le manga n'est pas encore terminé, et sa très bonne adaptation en anime est encore plus loin de l'être. Ainsi je m'avance peut-être trop en disant que The Promised Neverland est une série sur comment l'être humain cherche, ou renonce à chercher la lumière.

     _____________

    1 (Je rigole, j'étais quand même surprise quand je l'ai vu)

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  • April Fool, Watanuki ! (ceci est un article sur Clamp)

    Bonjour à tous ! 

    Nous sommes aujourd'hui le premier avril, ce qui signifie pour beaucoup une journée passée à essayer de piéger son entourage - ou bien a essayer d'esquiver, fatigué par cette tradition. Pourtant, le premier avril marque dans l'univers de Clamp l'anniversaire de deux personnages qui bien qu'assez différents, ne sont pas aussi éloignés que l'on pourrait d'abord le croire : Sakura, de Card Captor Sakura, et Watanuki Kimihiro, de xxxHolic. D'ailleurs, en kanji, le nom de Watanuki fait référence au premier avril... C'est donc l'occasion idéale, non pas de vous coller un poisson dans le dos, mais de revenir sur l'univers de ces quatres autrices. 

    Pour parler un peu d'elles, le quatuor se compose de Nanase Okawa, Mokona, Tsubaki Nekoi et Satsuki Igarashi. Leurs premières oeuvres remontent à 1989, et s'illustrent désormais dans de nombreux genres, tels que le shojo (manga pour jeunes filles), le shonen (manga pour jeunes garçons) ou le seinen (manga pour un public plus adulte, destiné surtout à un public masculin). Elles effectuent toutes leurs séries elles-mêmes, sans avoir recourts à des assitants (personnes chargées d'aider un auteur de manga dans la réalisation de ses oeuvres, car les délais accordés sont très courts). 
    Leur oeuvre se compose de nombreuses séries aujourd'hui emblématiques : Tokyo Babylon, RG VedaXTsubasa Reservoir Chronicle ou xxxHolic. Ce qui peut surprendre, c'est le nombre de séries abandonnées en cours de route, alors parfois même qu'elles avaient du succès, comme X ou Kobato. L'autre surprise, plus agréable, pour le lecteur qui découvre leurs oeuvres est la richesse de leur univers - elle n'a d'égal que celle de leurs dessins, toujours finement travaillés. Certaines séries d'ailleurs ne se lisent qu'en lien avec d'autres : c'est le cas de Tsubasa ou xxxHolic, qu'il est difficile voire impossible de lire individuellement tant certains moments clés des deux histoires sont interdépendants. Aussi surprenant que cela puisse paraître - une connaissance de Card Captor Sakura peut aussi aider à comprendre ces séries. Ainsi, l'univers de Clamp se présente comme une galaxie, où beaucoup d'éléments intéragissent ensemble. 

    April Fool, Watanuki ! (ceci est un article sur Clamp) 
    Pardon Kurogane, ma bataille avec l'éditeur d'Eklablog t'aura couté la tête...

    D'autres références sont moins importantes pour comprendre l'histoire, mais font plaisir aux fans qui connaissent bien l'oeuvre : par exemples, les jumeaux vampires Subaru et Kamui sont présents dans Tokyo Babylon et X, puis dans l'arc de Tsubasa Tokyo Revelations. Il y a aussi un épisode de l'anime de  Kobato où apparaît l'équipe de Shaolan. Pour en revenir au duo Tsubasa/xxxHolic, il est impresionnant de voir à quel point l'histoire des deux a été prévue de concert et ne laisse rien au hasard. D'ailleurs, ce n'est pas anodin si les dates d'anniversaire des deux personnages qui me servent de prétexte à cet article sont identiques - mais je ne vous en dirait pas plus à ce propos, et il faudra vous plonger dans les magnifiques planches de Clamp si vous voulez en découvrir d'avantage. 

    Un dernier point qui me fascine dans leur univers est la façon dont est décrite la magie, que ce soit dans xxxHolic, Tsubasa Reservoir Chronicle ou Card Captor Sakura (désolé, ce sont toujours les mêmes titres qui reviennent, mais ce sont ceux qui m'ont le plus marqué et dont je suis le plus à même de parler). La figure de Clow, mais surtout celle de Yuuko Ichihara me fascinent toujours autant aujourd'hui que lorsque je les ai découvert pour la première fois. Je pense que jamais je ne rencontrerai un personnage me laissant une impression aussi forte, et surtout aussi durable. Elle dégage avant tout du mystère, mais cela est constraté avec un character development travaillé et une touche d'humour bien dosée, qui rendent cette gestionnaire de boutique très agréable. Elle condense à elle seule à peu près tout ce que j'affectionne chez ces autrices. D'ailleurs, le système de compensation, toute somme assez banal - il faut donner quelque-chose de la même valeur que ce que l'on veut recevoir - est ici exploité de manière telle qu'à ma première lecture, j'ai été surprise de voir combien les auteurs l'avaient poussé à son paraoxysme. 

    Quant aux adaptations en anime, je n'ai vu que celles de Tsubasa Reservoir Chronicle, xxxHolic et un épisode de Kobato - je ne fais pas partie de la génération qui a grandi avec Card Captor Sakura à la télévision. Globalement, j'ai beaucoup aimé celle de xxxHolic, qui arrive à bien s'impregner et rendre l'ambiance si particulière qui se dégage de cette oeuvre - les graphismes ne me semblaient pas pourtant des plus aisés à rendre. La bande son est simple mes efficace, et fait encore à ce jour partie de mes préférées. Celle de Tsubasa Reservoir Chronicle par contre reste à ce jour une de mes plus grosses déceptions avec l'adaptation de Pandora Hearts - je n'en garde que les oav des Tokyo Revelations et les superbes ost composées par Yuki Kajiura. 

    Enfin bref - si vous voulez vous plonger dans un univers riche et incroyablement executé et n'avez pas de difficultés à suivre un scénario alambiqué, n'hésitez pas à aller voir du côté de chez Clamp. Je vous le promets, se faire totalement retourner le cerveau n'a jamais été si agréable.

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