• Aujourd'hui, cela va faire à peu près une semaine que j'ai reçu mes affectations en Master : pour ceux qui ne le savent pas, on constitue des dossiers (un par formation) que l'on envoie.

    Deux mois plus tard (dans mon cas), on reçoit par mail un petit message propret qui nous informe de si on est retenu ou pas.

    À ma grande surprise, j'ai été retenue partout (il faut dire que les formations que j'ai demandé n'étaient pas particulièrement sélectives).

    (Pourquoi ai-je été surprise me direz vous alors ? Ma grande amie l'anxiété).

    Il fallait donc faire un choix : mais comme dit précédemment, j'ai candidaté partout juste par sûreté. Les formations me plaisaient également. Il fallait donc départager des formations que je n'avais déjà pas été fichue de départager au moment de ma candidature.

    Fichtre alors*
    *(ce qui, loin du filtre de politesse apporté par la rédaction de ceci sous forme d'article, a sûrement donné sur le moment quelque-chose comme "sa mère").

    Je me retrouve donc avec quelques jours pour choisir entre une formation à Grenoble et une à Montpellier.

    Je médite longuement. Je regarde les plaquettes. Je me dis que plus je les regarde, plus j'ai l'impression que c'est la même chose. J'envoie un message à mon copain qui me répond :

    "Ah oui, je connais ce sentiment. Mon cerveau fait ça quand je ne veux pas prendre de décision"

    Serais-je victime d'un biais cognitif généré par mon cerveau pour se protéger d'une décision trop difficile à prendre ? A ce moment-là, je me dis quelque-chose comme

    Fichtre alors*
    *(ce qui, loin du filtre de politesse apporté par la rédaction de ceci sous forme d'article, a sûrement donné sur le moment quelque-chose comme "bordel fait chier").

    Qu'à cela ne tienne : je ne me laisserai pas avoir ! Alors je continue ma méditation. Je recopie les plaquettes : j'espère qu'en les fixant suffisamment, j'aurais une sorte d'illumination.

    Je ne trouve pas. Je descends au salon prendre un thé. Je dis que je ne sais pas quoi faire concernant mes masters : à cause du ventilateur (motivé par le pic de chaleur), ma mère n'entends que la première partie et me suggère que nous allions à la mer. Nous allons à la mer.

    Je commence Good Omens

    Je ne trouve pas (mais je trouve Good Omens très drôle).

    Pendant ce temps, la France entre en alerte rouge canicule. Dans l'Hérault, je département où se trouve mon université, on annonce un pic de chaleur pouvant aller jusqu'à 46°c localement. Les fortes chaleurs ont raison des climatiseurs de la salle des serveurs de mon université, provocant ensuite la coupure de tous les équipements informatiques de l'univeristé pour le week-end.

    Sur ces serveurs se trouvent toutes mes informations pour valider ma candidature à Grenoble (ce qui doit être fait avant mardi).

    Je dis : "ce serait drôle que je me retrouve à Montpellier à cause d'une panne informatique"

    Je ne trouve pas ça drôle du tout.

    Je continue de contempler mes plaquettes.

    Mon père m'appelle "Montpellier ce serait quand même plus simple" "je ne vais quand même pas me retrouver à Montpellier par flemme". Je lui dis qu'il sera le premier informé quand je prends ma décision.
    En fait, j'ai dit ça à un peu tout le monde, mais bon, on sait tous que ces formules pompeuses relèvent du pieu mensonge. Ce n'est pas très grave, car il a l'air nettement plus préoccupé par le fait que toutes les tortues aient décidé de pondre en même temps. Il y a environs 20 œufs, ce qui fait beaucoup beaucoup de tortues.

    Misère !*
    *(ce qui, loin du filtre de politesse apporté par la rédaction de ceci sous forme d'article, a donné exactement la même chose, car je dois être la seule personne de moins de 80 ans à encore utiliser misère à l'oral. J'ai cependant ajouté qu'au pire, on pourrait faire de la soupe).

    .Lundi matin arrive. Les équipements informatiques de l'université son rétablis. Je regarde la procédure de première inscription à Grenoble : elle est très compliquée.

    Je montre enfin les deux plaquettes à ma soeur : "tu ne trouves pas que c'est presque la même chose ?".

    Elle regarde, fait une référence au mot croustilune, puis me dit que si.

    Bon bha, ce sera Montpellier du coup. Tellement plus pratique.

    "L'histoire du bug informatique est quand même plus drôle, ça fait une bonne accroche pour ceux qui écriront ta biographie" comme si je racontais pas déjà assez ma vie ici.

    Tout ça pour ça. Dans ma tête, c'est tellement bizarre que c'est comme-ci j'avais encore à choisir.

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  • *omg* Bonjour à tous !

    Aujourd'hui je vais me livrer à l'activité que je pratique le mieux : raconter ma vie. Je viens justement de rentrer de mon erasmus, c'est donc l'occasion parfaite pour ce-faire ! Pour tout avouer, je ne pense pas que ceci sera un article de bilan - peut-être en ferais-je un dans les semaines à venir, mais pour le moment, c'est encore beaucoup trop frais. Je ne suis même pas sûre d'avoir pleinement réalisé que j'étais rentrée définitivement, et j'ai encore des valises envoyées par la poste à réceptionner (ainsi qu'un vélo, qui était sensé arriver en même temps que moi hier mais qui a décidé de passer une nuit de plus à Paris Charles de Gaulle, mais c'est encore une autre histoire).

    Alors, du coup, rentrer d'erasmus, ça fait quoi ? Eh bien déjà, ça fait très bizarre. Déjà parce que c'est dire au revoir à tout ceux que tu as rencontré pendant un an ainsi qu'à tes habitudes, etc. et qu'il faut ensuite reprendre les habitudes de chez toi ! Mais c'est aussi le moment de s'occuper de toute la paperasse chiante : formulaires de départ, envoi des notes, candidatures de master, courir à droite à gauche pour des questions de bourses, de paperasse encore.... Le tout saupoudré des fameuses valises à faire. Le défi ? Faire rentrer un an de vie dans quelques valises, le plus simple étant de s'en faire envoyer une partie. Partir dans l'union européenne a cet avantage que les envois postaux sont relativement abordables, mais j'en ai quand même eu pour une petite centaine d'euros de bagages au total (en comptant le prix des bagages en soute, non compris dans mon billet classe économique). Si comme moi, vous avez décidé d'acheter un vélo sur place, pensez à le revendre plutôt que le prendre avec vous, sous peine de vous retrouver à batailler dans un aéroport blindé avec un carton de 101*175 centimètres - personnellement c'est ma mère qui s'en est chargée pour moi, mais vous voyez le genre de délire.

    Aussi, le nombre de choses que l'on voit en Erasmus dépend beaucoup de son emploi du temps, de son rapport au travail et de son budget. Bien sur, les étudiants internationaux non-européens - ceux que j'ai rencontrés étaient principalement chinois, coréens et japonais, mais c'est le hasard de la composition des groupes de la journée d'intégration qui a voulu cela - visitent beaucoup plus l'europe que leurs confrères européens quand ils viennent, pour des raisons évidentes. Il me sera beaucoup plus facile d'aller en Italie à l'avenir, donc je ne me suis pas précipitée pour le faire cette année. Je pense que j'aurais du prendre le temps d'aller dans les pays limitrophes des Pays-Bas (l'Allemagne, le Danemark...) car ils sont quand même relativement éloignés de là où j'habite en France, mais je me suis fait surprendre par le temps (et mon budget). Même si l'année Erasmus n'est pas une année de vacances, je pense qu'il est bien de prendre le temps de voir un peu du pays - je n'ai pas visité le nord ou le sud des Pays-Bas car cela faisait énormément de transports dans la journée (6h), mais j'ai quand même fait l'essentiel de la hollande du nord et du sud, alors je me dis que ça compense.

    Pour tout avouer, je pensais qu'un an loin de ma famille et mes amis serait difficile, mais j'ai eu l'occasion de rentrer deux fois pendant mon séjour et j'ai eu quelques visites de leur part, alors c'est allé. Le deuxième semestre a été assez dur niveau moral mais cela n'a jamais été à cause du pays en lui-même. Honnêtement, je suis vraiment très triste de rentrer et si j'avais pu faire un an de plus là-bas, je l'aurais fait. La perspective de rentrer dans ma ville d'études en France me déprime presque quand je pense au cadre que j'ai pu avoir là-bas, mais bon, la vie est aussi faite d'au-revoir ! J'avais tellement peur de vouloir rentrer plus tôt que je n'avais jamais envisagé le cas de figure opposé : ne pas vouloir partir (d'ailleurs, je ne sais pas si vous sentez dans cette article que je ne suis pas encore partie dans ma tête). Je ne me projetais tellement pas rentrée en France, le trou noir était tel quand j'essayais de me projeter au-delà de Schiphol - l'aéroport d'Amsterdam - que je n'aurais pas été surprise si mon avion s'était écrasé en route.

    Une des choses pour lesquelles je suis reconnaissante, c'est que j'ai aussi eu l'occasion de rencontrer et de discuter avec des néerlandais. Beaucoup d'étudiants erasmus ou étrangers se plaignent de ne pouvoir parler qu'avec d'autres étudiants en échange, et j'avais peur d'avoir le même problème ! Je voudrais remercier la néerlandaise plus extravertie que moi qui a décidé de me prendre sous son aile (lol).

    Enfin bref, je vais terminer ce non-bilan (qui ressemble tout de même un peu à un bilan.................) en disant que je réalise la chance que j'ai d'avoir pu faire l'expérience de la vie à l'étranger ! Je suis vraiment très heureuse d'avoir pu profiter de cette opportunité. Si jamais vous avez l'occasion d'en profiter aussi, n'hésitez pas :)
    (par contre j'ai vraiment honte, je suis quasiment sûre d'être la seule étudiante qui n'a pas progressé en langue durant son séjour, c'était quand même assez fort pour être noté)

    Des bisous !

    Mrs. Swadloon

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  • (je suis toujours en vie, je reviens bientôt)

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  • tulipe Le printemps aux Pays-Bas, c'est vraiment chouette ! tulipe

    Je sais que je me répète mais je peux voir les champs de tulipes tous les jours en prenant le bus pour les cours ! 
    (J'habite juste à côté du Keukenhof, un jardin de fleurs magnifique où se trouvent plein de tulipes et où il faut que je traine mon copain par la peau des fesses)

    Dès Février, on commence à espérer la fin de l'hiver en voyant les petits crocus sortir courageusement de terre : avant de se faire tristement massacrer par les orages de grésil :( (rest in peace)

    Mieux que les champs de tulipes, les champs de Hyacinthes : les jours de soleil, le vent vous apportera leur odeur pendant que vous faites du vélo. Les hyacinthes, on les sent avant de les voir, et elles aussi ont de très belles couleurs. 

    Partout partout partout, près de tous les canaux de campagne, poussent des narcisses ! C'est vraiment un régal

    Les habitants ont souvent des jardins très fleuris ! Au détour d'une rue, on voit parfois les pétales si caractéristiques des cerisiers au sol. 

    En plus, les jours se rallongent et se dégagent : on commence à ravoir de belles journées ensoleillées et il ne fait plus nuit quand on passe à table.

    Enfin bref, le printemps ici, c'est super quand on aime les fleurs comme moi. Je serais presque triste de voir l'été arriver... Ça vaut vraiment la peine de se taper les cars de touristes et les bateaux de plaisance. 

    (oui j'aurais pu poster des photos, mais j'en ai pas encore des bien)

    Le printemps aux Pays-Bas, c'est vraiment chouette Si jamais tu as trois minutes à perdre, écoute ceci Le printemps aux Pays-Bas, c'est vraiment chouette
    (je m'en lasserai jamais, j'aime l'idée d'être une très jolie fleur)

    cerisier

     

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